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Les 100 plus grands gangsters de l'histoire du cinéma


2. Michael Corleone (Alfred James Pacino, Le Parrain I, II, et III) : Un personnage particulier et très atypique si l'on suit son évolution en trois épisodes au travers des décennies. Héros de guerre, totalement à l'écart des affaires de la famille (son père notamment rêve de le voir en magistrat ou en politicien), au tempérament trop réservé et tendre pour imaginer un avenir dans le crime. Et pourtant. Cette personnalité qui le ferait presque passer pour un autre frère faible, après Fredo, va se révéler être le parfait prolongement de celle de Don Vito Corleone. Les circonstances précipitent Michael à épouser son destin : la tentative de meurtre sur son père réclame vengeance, il est le seul à pouvoir le faire sans trop éveiller les soupçons. Le cadet de la famille accomplit sa mission non sans une certaine fébrilité, mais prouve à tout le monde qu'il a les couilles bien accrochées. Suite à son exil forcé en Sicile, et aux morts conjuguées de son frère et de sa femme, il va alors changer complètement d'envergure.

Michael devient alors ce personnage glacial, autoritaire et manipulateur, le patron de famille parfait. Il devine les coups de ses adversaires à l'avance, élimine quiconque ose se mettre en travers de son chemin, allant même jusqu'à assassiner son propre frère. D'une noirceur troublante, on ne le voit quasiment plus sourire. Ses colères sont parfaitement impressionnantes car elles laissent alors entrevoir le feu qui se cache sous la glace. Monstrueux de charisme.

Dernière étape dans le Parrain III. Le Don noir et froid reprend des couleurs. Il chante, rit, pleure même son frère disparu. Toutes ces émotions qui avaient disparu chez un homme craint et respecté, mais pas aimé. En proie à des problèmes de santé, il veut se repentir, faire entrer son clan dans la légalité, et profiter des années qui lui restent à vivre. Le personnage en perd un peu de sa superbe, car il laisse non seulement entrevoir ses faiblesses, mais se laisse complètement submerger par celles-ci. Certainement usé par tant d'années au pouvoir, il ne cherche plus qu'à préserver ses enfants de cette vie dangereuse. Rattrapé par les affaires, il ne pourra qu'assister à l'assassinat de sa fille sous ses propres yeux, au cours d'un dénouement shakespearien sublimé par un Pacino habité.

8 thoughts on “Les 100 plus grands gangsters de l'histoire du cinéma

  1. Bon là je suis au taf du coup je ne peux pas trop me permettre de pousser la lecture et m'en suis donc tenu à l'intro... qui me donne envie de de couper mon logiciel de compta et de me plonger dans ce top 100, mais je craints que cela fasse naitre certaines pulsions redoutables et fort peu appropriées au milieu du travail... 😀
    Je serais donc raisonnable, une fois n'est pas coutume, et remettrais ça à ce soir...
    Suite du comm à venir donc 😉

    Mais je peux déjà te donner un très bon retour sur le site, attractif, fun ( ce mot est horrible mais je viens de me lever et ne trouve pas mieux 😀 )et visiblement très bien structuré!!

    Keep on writtin!

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