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Les 100 plus grands gangsters de l'histoire du cinéma


1. Tony Soprano (James Gandolfini, The Sopranos) : Des jours à hésiter. Faire descendre Don Corleone de la première place qu'il a toujours occupé dans mon esprit, un pas difficile à franchir. Et puis non, il faut se rendre à l'évidence. Tony Soprano est le meilleur personnage jamais apparu sur un écran. Le plus complexe, le plus travaillé, le plus torturé. Et surtout, il a l'avantage de disposer de 86 épisodes pour se construire, là où Michael ne dispose que de trois fois trois heures pour se raconter du berceau au tombeau.

Misanthrope, infidèle, colérique, raciste, calculateur, Tony est un personnage qui devient de plus en plus détestable au fil des saisons, au point qu'on se surprend à toujours l'aimer une fois la page du dernier épisode tournée. Car dans le fond, il se révèle au fur et à mesure comme quelqu'un de mauvais.  Un être amoral, qui n'hésite pas à tuer de ses propres mains son cousin (Tony Blundetto) et son neveu (Christopher Moltisanti), allant même jusqu'à tenter d’étouffer sa propre mère.

Un être à l'aura malsaine, qui va finir par pervertir les siens : Carmella, sa femme, qui pour avancer dans ses projets, poussera son mari à utiliser ses méthodes mafieuses et à faire pression sur l'inspecteur des travaux publics ; Meadow, sa fille, qui met de côté ses études de medecine et ambitionne de devenir avocate pour criminels en col blanc ; Anthony Junior quand à lui finira carrément par travailler (dans le monde du cinéma, certes) pour Carmine Lupertazzi Junior.

Malgré tout cela, on aime Tony. On l'aime parce qu'il est drôle (parfois involontairement). Parce que,  il faut bien se l'avouer, il est impressionnant. Parce qu'il a tous les aspects de la vie de gangster qui font fantasmer : une maison luxueuse, un bateau, des costumes sur-mesure, des maitresses, des armes ... Et puis surtout parce qu'il marie parfaitement vie de famille et thuglife. Là où les scénaristes s'arrêtent habituellement uniquement sur la partie "business", le portrait du mafieux est cette fois-ci complet : David Chase nous propose un panorama à 360° de la personnalité de Tony. Les rêves ainsi que les séances chez la psy en sont l'aboutissement parfait, on plonge ainsi dans le psyché du personnage. On s'attarde longuement sur sa vie de couple, sur l'éducation de ses enfants, ses rapports avec sa mère. Au final, hormis ses activités "professionnelles", Tony Soprano n'est qu'un homme comme un autre. Un parrain désacralisé.

Celui qui en parle le mieux est peut-être Chris Albert, président de HBO : "Je me suis dit, cette série raconte l'histoire d'un gars qui va avoir 40 ans. Il a hérité son business de son père. Il essaye de le moderniser. Il a toutes les responsabilités qui en découlent. Il a une mère sur-dominatrice qui est toujours en train d'essayer de se sortir d'affaire. Bien qu'il aime sa femme, il a eu une liaison. Il a deux enfants adolescents et il se rend compte des difficultés que cela entraîne. Il est anxieux ; il est dépressif ; il commence à voir une psy parce qu'il cherche un sens a sa propre vie. J'ai pensé : la seule différence entre lui et tous ceux que je connais est qu'il est le Don du New Jersey" (source : Vanity Fair via Wikipedia)

8 thoughts on “Les 100 plus grands gangsters de l'histoire du cinéma

  1. Bon là je suis au taf du coup je ne peux pas trop me permettre de pousser la lecture et m'en suis donc tenu à l'intro... qui me donne envie de de couper mon logiciel de compta et de me plonger dans ce top 100, mais je craints que cela fasse naitre certaines pulsions redoutables et fort peu appropriées au milieu du travail... 😀
    Je serais donc raisonnable, une fois n'est pas coutume, et remettrais ça à ce soir...
    Suite du comm à venir donc 😉

    Mais je peux déjà te donner un très bon retour sur le site, attractif, fun ( ce mot est horrible mais je viens de me lever et ne trouve pas mieux 😀 )et visiblement très bien structuré!!

    Keep on writtin!

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