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Fuck la Coka Nostra

Je fais partie des pseudos chanceux complètement émoustillés à l'idée de voir enfin Ill Bill et Slaine sur scène (Danny Boy, je m'en branle, on pourrait presque dire qu'il fait de la figuration). Un moment que j'attendais depuis des années ... mais voila : après avoir mouillé ma culotte pendant plusieurs semaines suite à la connaissance de cette fameuse date au Bikini de Toulouse, me voilà rentrant du concert avec un sentiment plus que mitigé.

Pour commencer, deux groupes toulousains en première partie : Droogz Brigade et la Bastard Prod. Seulement voila : il a fallu que la Coka Nostra fasse son petit caca nerveux pour passer en deuxième, avant la Bastard Prod. Apparemment, les mecs étaient pressés de jouer, à croire que ça les faisait chier d'être parmi nous sous cette belle pluie toulousaine ... Rien de grave, bien sûr, mais en tant que tête d'affiche, on ne laisse pas une première partie finir la soirée.  Heureusement, les mecs de la Bastard Prod en ont dans le pantalon, et ont un public déjà convaincu. Passons.

La Coka Nostra arrive sur scène. Elle nous balance le fameux morceau "Fuck Tony Montana" : le public est bouillant, saute dans tous les sens, hurle, ils sont enfin là, devant nous, avec un putain de charisme faut l'avouer ... et là, sans comprendre pourquoi, les mecs coupent en plein milieu du morceau, pour balancer "I'm an american". Bien sûr, ce son est une tuerie, mais pourquoi couper le premier morceau (qui en est une tout autant) en plein milieu pour enchainer sur un autre, qui sera coupé de la même manière ? Pour, au final,  ne faire que ça tout au long de leur passage ?

Parce que oui, durant toute cette fameuse partie de soirée en compagnie de nos chers artistes américains, on ne nous a proposé qu'un medley de leurs "tubes" : AUCUN morceau n'a été joué en entier. Le seul moment où l'un de ces charmants rappeurs était à fond, c'est au moment ou Slaine nous a fait un joli cul sec avec sa bière ...

Putain les mecs, on paye vingt euros la place, déjà que ça pique le cul de venir à un concert à ce prix là (et venez pas m'dire que j'hallucine, parce que les prix pour les concerts de ce type c'est rarement moins, et t'en fais pas 5 dans le mois), si en plus c'est pour n'avoir qu'une infime part des morceaux, c'est juste du gros foutage de gueule. Faudra pas venir me dire que le public était mou, il était juste complètement blasé. Mon cher Slaine, on en a rien à foutre que tu sois capable de boire une bière d'un trait (on en doute même pas), mais au lieu de remplir ton ventre, montre nous ce que tu as dedans. Les spectateurs étaient bel et bien présents, il est injuste de ne pas leur rendre la pareille.

Conclusion : un groupe qui ne s'est donné qu'à moitié. L'impression de rester sur sa faim,  la frustration d'être en face de quatre mecs qui chauffent une salle et qui la refroidissent toutes les 3 minutes. Une soirée en dents de scie loin du programme annoncé !
Bravo aux groupes locaux, qui étaient, eux, largement présents et cohérents, sauvant la soirée du naufrage. Pour le public toulousain, la soirée ne se conclue pas sur un Fuck Tony Montana, mais sur un Fuck La Coka Nostra.

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