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Iron Sky

1945 : à la fin de la Seconde Guerre mondiale, des vaisseaux nazis sont envoyés sur la face cachée de la Lune, où se trouve la base « Soleil Noir ». 2018 : après des décennies de recherches, le IVème Reich est enfin prêt à envahir la terre. MEILLEUR SYNOPSIS DE LA VIE.

Iron Sky est une production germano-finlando-australienne. Joli melting pot. Les premières minutes sont très prometteuses : On y découvre la base lunaire nazie (en forme de croix gammée), dont l'apparition grandiose est magnifiée par la qualité des effets spéciaux et de, pense-t-on à ce moment du film, de la mise en scène.

On se rend très vite compte que les auteurs ont choisi de ne pas trop se prendre au sérieux. On est à mi-chemin entre un Independance Day sauce hitlerienne et un Scary Movie. Aucune explication pseudo-scientifique n'est donnée concernant le fait que la gravité lunaire soit la même que celle terrestre, ou pire, que l'air soit respirable sur la lune. L'incohérence (assumée) la plus ridicule : les voyages terre-lune ne durent que quelques minutes, quel que soit l'engin utilisé. La liste est longue, comme par exemple le fait que les scientifiques lunazis soient capables d'envoyer des vaisseaux dans l'espace, de créer des armes plus puissantes que la bombe nucléaire, et même de tracter des météorites ... mais utilisent toujours des ordinateurs des années 50, gros comme un appartement et à la puissance de calcul inférieure à celle d'une Game Boy color.

L'humour est omniprésent, mais ne fait pas toujours mouche. On aime certains gags, encore une fois parfaitement assumés dans leur débilité, comme par exemple le "sérum d'albinisme" injecté à un cosmonaute noir, qui devient immédiatement blanc et blond. On aime moins certains, trop prévisibles ou trop gros, comme la mort de Klaus Adler, qui s'électrocute avec une lampe accrochée au plafond en faisant le salut nazi, puis se retrouve avec un talon enfoncé dans le front.

Les personnages sont eux aussi très caricaturaux : le scientifique allemand, caricature de Einstein, la présidente des États-Unis, sosie de Sarah Palin, le Führer autoritaire et colérique, la gentille éducatrice nazillonne blonde un peu naïve qui aime tout le monde, sans compter les 3/4 des personnages féminins qui portent des décolletés plongeants, sur lesquels la caméra ne se prive pas de s'arrêter.

La réalisation quand à elle est de bonne facture. On sent que les moyens mis en place ne sont pas ceux d'un petit film indépendant. Les effets spéciaux sont très valables, et donnent une crédibilité certaine à l'ensemble. Les acteurs surjouent complètement, on ose supposer que c'est volontaire et dans le ton du film.

Alors, bon ou mauvais film ? Bon divertissement, sans aucun doute. Mais reste au final l'impression que les auteurs ne sont pas allé au bout de leur idée de génie. Ils n'ont pas vraiment tranché entre le cohérent et le complètement loufoque. On aurait aimé voir soit un film qui se prenne vraiment au sérieux, type blockbuster patriotique à la Independance Day, soit un film qui se lâche complètement, avec overdose de gags débiles et assumant parfaitement son incohérence.

Ne boudons malgré tout pas notre plaisir : Iron Sky est drôle, rythmé et joli à voir. A partir du moment où on accroche au concept, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Une heure trente de pur divertissement en compagnie d'un officier nazi décalé, d'un cosmonaute noir devenu albinos, et d'une directrice de campagne présidentielle siliconée. On espère même voir une suite, ou mieux : un préquel. Dans lequel on apprendrait qu'Hitler a crée les Space Jokeys, et que Charlize Theron dans Prometheus n'est qu'une nazillonne qui s'ignore.

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