SPACEDGROS

Spaced

Ça commence à devenir une habitude chez Captchamag : dans la famille bonnes séries ( trop ) peu connues, après Death Valley et Black Mirror, j'appelle a la barre Spaced.

Spaced c'est une série Anglaise qui n'est plus plus toute jeune puisqu'elle est sortie en 1999. A première vue, pas grand chose a foutre. Si j'ajoute le nom de Simon Pegg et de Nick Frost, j'arriverais peut être a capter votre attention quelques minutes de plus. Spaced c'est en fait la première série, et même le premier projet télévisuel connu de nos deux amis anglais. Pour les deux qui ne suivent pas au fond, Simon Pegg c'est le blondinet présent dans Shaun Of The Dead (incontournable, voyez absolument ce film avant de mourir, maintenant par exemple), l'archi mongol et génial Hot Fuzz, ou plus récemment, Paul. Rapide mise au point : je suis assez fan de l'humour anglais, et globalement de toutes les productions de Simon Pegg, quelles qu'elles soient. Une manière respectueuse pour te signifier que l'objectivité tu peux te la foutre au cul. Poursuivons.

Spaced c'est l'histoire de gens un peu "comme nous" : Simon Pegg incarne Tim, trentenaire un peu pommé, geek devant l'éternel, qui cherche une colocation après s'être fait largué par sa grognasse. La vie normale quoi. Un peu par hasard, il va rencontrer Daisy : bouboule rouquine, elle aussi un peu pommée, qui cherche du boulot, une nouvelle vie, et surtout a quitter le squat dans lequel elle vivait. Sur le papier, ça a l'air un peu chiant, ça ressemble a la vie de merde qu'on a tous les jours : où sont la coke et les putes, me direz vous. Spaced joue plus sur le créneau de l'humour et déjà pour l'époque, Simon Pegg faisait preuve d'un sens aiguisé pour les dialogues mongols et les situations loufoques. Obligé de se faire passer pour un couple pour trouver un appart, les deux personnages (qui ne se connaissent pas) vont se retrouver a vivre ensemble, confrontés à un mélange des genres plutôt inattendu. Lui passe son temps à jouer à la console, à lire des comics ou à en dessiner, à fumer des joints et à se bourrer la gueule avec son meilleur pote complètement taré et ultra drôle : le second couteau de luxe, Mike, interprété par Nick Frost (évidemment). La mongolitude a son maximum, un genre de Dashell anglais a moustache. Légendaire. Elle : essayant de s'improviser journaliste et de trouver un job dans un magazine, tentant d'écrire un roman ,débordant de sympathie pour le tout venant.

Les deux points communs de ces deux compagnons d'infortune est sans aucun doute leur débordante fainéantise, et leur capacité magistralement débordante dans l'art de ne rien foutre. Toute ressemblance avec des personnes réelles ne serait que pur hasard. Ajoutez a ce cocktail foireux un voisinage idéal. Pour commencer, Marsha, la voisine du dessus, présentant deux défauts majeurs. Le premier est d'être sobre relativement rarement, la bouteille de vin greffée dans le sac a main. Le second étant d'être la propriétaire du faux couple du dessous. Le voisin de palier (Brian) sort tout droit d'un dessin animé gotique gay sous LSD. Un genre d'artiste dépressif asociale et complément perché. Mike sortant de nulle part, venant de temps a autre se mélanger a cette populace de dégénérés avec des Berettas ou des mines antipersonnel, histoire de détendre l'atmosphère. Si vous avez aimez Kamelott, l'humour des dialogues et des situations  vous rappelera par moments le style d'Alexandre Astier. Des références geeks a foison, toujours merveilleusement bien trouvées et bien amenées. Au hasard, la génialissime sur Scooby Doo, Matrix ou le clin d'oeil a Resident Evil. Si la vieillesse de l'image vous repousse, faites vous violence pour regarder ce petit bijou bourré d'humour. Spaced est une série pleine de charme : comme une meuf un peu banale, pas super belle, discrète mais qu'on a quand même vachement envie de niquer.

Article écrit sur un quai de gare. Merci la SNCF vous boostez ma productivité. Bande de fils de putes.



  • 7 thoughts on “Spaced

    1. Mon frère tu t'es débrouillé tout seul pour l'orthographe : respect (c'est qui la pute qui t'as relu ??). Mon frangin est complètement barré, il est drôle. Je t'aime (je n'ai rien à te demander !!).
      Merci Captchamag !

    2. Cette série c'est des barres de ouf! Si vous avez le temps, essayez de vous faire "It's always sunny in Philadelphia". Méconnu, mais c'est surement une des série les plus marrante que j'ai maté. Ils vont aussi très très loin dans l'délire.

      L'article

    3. Je sais pas dans quel sens on doit prendre le "premier truc télévisuel connu" pour pegg/frost parce que c'est pas la premiere fois qu'ils étaient dans une série tv.

      On les voit dans certains episodes de "black books", une série du mec qui joue la baltringue dans shaun of the dead: dylan moran. C'est sur c'est plus de l'ordre du caméo mais bon, ca me permet de placer "black books" plutot que cette grosse merde de "It’s always sunny in Philadelphia".

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *