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Monster Brawl : du catch, des zombies et une sorcière-salope

Monster Brawl c'est à peu de choses près le film le plus débile de tous les temps. Huit monstres légendaires (loup-garou, vampire, zombie, momie ...) s'affrontent dans un tournoi de catch. ON POUVAIT PAS PASSER A COTE DE CA MORRAY



Strip-teaseuses zombies, nazis sur la lune, nazis-zombies, et même le combo zombies-vampires-loups garous ... on va pas se mentir, on aime beaucoup les nanars complètement débiles et sans aucune logique. Et niveau débilité, Monster Brawl tient le très-haut du panier. Pour faire très simple : il n'y a dans ce film aucune trace du moindre scénario. Juste un tournoi de catch entre monstres, point barre. Deux présentateurs, un arbitre, un ring, et rien d'autre.

Les costumes sont moches, les présentateurs (Dave Foley et Art Hindle) caricaturaux au possible, les effets spéciaux inexistants ... bref, tout cela sent bon le (très) petit budget. Et pour le coup, c'est presque un avantage, puisque cela permet au film de ne pas se prendre une seule seconde au sérieux, et d'assumer sa débilité profonde de la première à la dernière seconde.

Le film se présente donc comme une fausse émission tv. Deux franchises s'affrontent : les "créatures" (Loup-garou, Puant des marais, Sorcière-salope, Cyclope) d'un côté, les "morts-vivants" de l'autre (Zombie, Frankenstein, Momie, Vampiresse). Avec, bien sûr, un système classique de "poids moyens" et "poids lourds". Avant chaque combat, une petite séquence de présentation des deux monstres en présence. Quelques minutes du meilleur effet, plutôt bien réalisées, et dénotant quelque peu avec l'effet "petit budget" du reste du film.

Venons-en aux combats. Rythmés et pas trop longuets, ils manquent cependant d'une dose de gore. Peu de sang, de tripes, ou de membres arrachés. On a plutôt à faire à de véritables combats de catch, avec prises de catcheurs, coup de la corde à linge et autre knockout punch. Peu de "coups spéciaux" inhérents à la nature monstrueuse des combattants : on aurait aimé voir, à la manière d'un jeu vidéo, la Vampiresse se transformer en chauve-souris pour attaquer, le loup-garou dévorer son adversaire, ou encore la sorcière enfoncer un balais dans le cul de la momie. Hormis l’œil-laser du cyclope et le vomi acide du Puant des marais, on reste sur sa faim à ce niveau.

Ne boudons pas notre plaisir pour autant : Monster Brawl est un monument de stupidité scénaristique assumée. Avec 7 nominations au Festival du Fantastique de Nice (parmi lesquels Meilleur Film, Meilleure réalisation, et Film le plus original), c'est un petit véritable bijou, à regarder l'esprit vidé. On se prend à espérer d'une suite, voyant s'affronter, au hasard, le minotaure, Dracula, un dragon ou encore un esprit tout droit sortit de l'Exorciste.

Souhaitons une longue et belle carrière à Jesse T.Cook, auteur d'un second film, sortit le mois dernier en France : Exit Humanity. On vous le donne en mille : pendant la guerre de Sécession, un petit village de cowboys doit faire face à une invasion de morts-vivants affamés de chair humaine. Promis, on vous en reparle bientôt.


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