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"Mes 5 nazis" : Sidisid (Butter Bullets)

Vous connaissez « Mes 5 classiques » du site REC ? Captcha Mag reprend le concept et le customise à sa manière. Cette semaine, l’épisode 4 : Sidisid, la partie visible du groupe Butter Bullets.

Vous connaissez « Mes 5 classiques » du site REC ? Captcha Mag reprend le concept et le customise à sa manière. Cette semaine, l’épisode 3 : Sidisid, la partie visible du groupe Butter Bullets.

1. Varkg Vikernes

Après 16 années d'incarceration pour meurtre, Varkg Vikernes, musicien norvégien, sort de prison "converti au néo-nazisme" (encore une très belle formule de nos amis de Wikipédia). En 2012, il publie sur son site internet un article en français, nous appelant à voter pour Marine Le Pen, qu'il considère comme une une "femme fantastique, la Jeanne d’Arc moderne". Il reçoit par ailleurs quelques réactions négatives de neo-nazis la jugeant "pas assez extrême".
Partisan d'une épuration de la race humaine ("Le problème c'est que les êtres humains sont trop nombreux. L'humanité a besoin de qualité et non de quantité"), il est "en guerre contre les ennemis de l'Europe", et considère qu'"être traité de "raciste" n'est pas une accusation, il s'agit pour moi d'un titre honorifique. Et bien sûr que je le suis".
Un très beau spécimen.

2. Serge Ayoub

3. Hugo Boss

Parce qu'il n'y a pas que Ralph Lauren dans la vie. Hugo Ferdinand Boss monte un petit atelier de confection en 1924. L'atelier grandit, compte jusqu'à 33 employés, puis subit de plein fouet la crise de 1929 : endettement, licenciements et salaires réduits. En 1931, au bord de la faillite, il reçoit une grosse commande de la part du parti nazi, auquel il a adhéré deux ans plus tôt par pure conviction : son atelier est sauvé. A partir de 1933, sa petite entreprise produit donc des uniformes militaires pour le Reich. Quelques années plus tard, l'entreprise a gagné en envergure, grâce notamment à une main d’œuvre entièrement gratuite (prisonniers de guerre et déportés).
Après la guerre, Hugo Ferdinand Boss est déclaré « opportuniste du Troisième Reich », reçoit une lourde amende de 80 000 marks et est privé de ses droits civiques (source : wikipedia)

4. Richard Wagner

Bon, alors techniquement, le mec est pas un vrai nazi, puisqu'il est mort en 1882, date à laquelle Hitler pataugeait encore dans les couilles de son père. Mais le mec -compositeur de génie-, en plus d'une existence fantasque (homme à femmes, révolutionnaire, fugitif, confident du roi), a des idées. Pas le genre d'idées qui t'amène un prix nobel de physique, nan, le genre d'idées qui font de toi un antisémite virulent, au point d'être érigé en précurseur du national-socialisme par le IIIème Reich. Wagner, intellectuel influent, publie quelques essais hautement antisémites. Fun fact : il a malgré tout des amis juifs, qu'il adore humilier avec un sadisme démoniaque.
Ses écrits, et surtout sa musique, seront récupérés par les nazis, qui joueront couramment ses compositions lors de rassemblements et d’événements officiels.

5. Hans Baur

Première guerre mondiale : mobilisé au sein de la force aérienne allemande, le pélo est décoré de la Croix du Mérite militaire de Bavière et de la croix de fer de première classe. Déjà, le mec rigole ap. A la fin de la guerre, il devient pilote pour la Lufthansa, puis, à partir de 1931, pilote officiel de Hitler. Après la campagne électorale, et une fois qu'Adolf est nommé chancelier, il devient responsable de la sécurité aérienne du Führer. Les choses ne se passent pas forcément comme prévu pour les nazis, et Baur finit dans le même bunker que Hitler, Goebbels et tout la clique.
Capturé par les soviétiques, il passe dix ans dans un camp (ce qui fera dire à Gad Elmaleh : "chacun son tour, enculé !"), avant d'être relâché en 1955, et de publier une autobiographie "J'étais pilote d'Hitler, le sort du monde était entre mes mains". Il meurt en 1993, à 95 ans.

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