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NAB/H24 - Nuit blanche

Nuit blanche est (extrait promo à venir) "un EP 5 Titres oscillant entres Electro-funk et balades trip hop hypnotiques le tout teinté d'une touche de hip-hop. Un projet concept inspiré des émissions de radio nocturne façon 80’ où les tracks s'enchaînent, le tout animé par la douce voix d’une animatrice mystérieuse qui vous accompagnera jusqu'au bout de la nuit.»

Cet article fait suite à ça , résumé succinct des différentes sollicitations reçues par Captcha (et c’est là qu’on se sent exister). Et dans cet article promotionnel, une chose m’a frappé : un «EP électro-funk ». Me dépêchant de récupérer la galette je me décide à vous livrer une petite chronique. Alors déjà avant d’aller plus loin je préfère prévenir, je suis un gros gros fan d’électro, j’en écoute énormément. Et quand je parle d’électro je parle de bonnes choses : Kavinsky, Breakbot, Chroméo, etc … Donc sans me la jouer spécialiste, cet EP part en terrain conquis avec moi.

Mode d’emploi : ne connaissant pas du tout l’artiste je prend le parti de me lancer dans la chronique de cet EP uniquement. Je pense que ca sera la meilleure manière de juger d’un disque sans avoir de préjugé.

Format du disque :

Le CD se présente comme une émission musicale nocturne. Ce format est original, et intéressant à plusieurs titres. Faut savoir que dans les années 80 ce genre d’émissions pullulaient sur toutes les bandes FM, une période de libre antenne où la programmation se voulait originale et éclectique. Pour le fan de rap qui est venu sur cet article par accident, c’était un peu l’ancêtre des émissions nocturnes de Skyrock. Sauf qu’ici on n’avait pas un putain de cocaïnomane qui tapait un singe en se gloussant, mais quelque chose de plus acoustique.

Le format de ces émissions complètement libre permettait d’écouter des ovnis inaccessibles dans des créneaux diurnes, et généralement nous avions une animatrice à la voix suave et langoureuse pour assurer les transitions. Pour se donner une idée visuelle, c’est dans ces émissions que les gangs font passer des messages dans The Warriors. Je ne suis pas un enfant des années 80 et je n’ai pas connu cette époque, mais le seul truc récent qui se rapproche de ce format serait les ballades nocturnes de Fun Radio à la fin des années 90.

L’EP nuit blanche se présente donc de la même manière, avec une animatrice qui assure les transitions entre les musiques. Le disque se veut éclectique et ouvert. Et c’est en ça que résidera ma première et seule critique sur cette galette : c’est trop court ! Seulement 5 titres à se mettre sous la dent, c’est peu. On me dira que c’est le principe de l’EP mais on reste sur sa faim. Justement parlons de ces titres.

Ride With us :

Le titre est très bon. On a affaire à de l’electro-funk tout droit sortie des années 80. Un hymne à la ride pure est simple. La talk box bien amené par DJ Someone dans cette prod, un bon titre funky qui lance bien l’EP.

Eclipse :

Un titre annoncé par notre animatrice comme son préféré de la soirée. Le contraste est frappant avec le premier morceau, et on tombe vraiment dans l’éclectisme. Un titre lent et hypnotique, qui semble parfait pour accompagner tout rider nocturne solitaire. Quelques scratchs bien sentis donnent un coup de modernité à ce titre trip hop. Je ne suis pas un fan du genre, mais on évite de loin la faute de gout, et ce ralentissement est bien venu.

Feel The Music :

Le titre le plus « moderne » du projet, de l’électro pure, avec un bon beat et une vocalise plus discrète. Le rythme est agréable, les variations d’instruments savoureuses. On à l’impression d’écouter du Kavinsky, mais sans sombrer dans le plagiat, et  tout en préservant une bonne identité.

Nuit Blanche :

Deuxième morceau Trip Hop de cet EP. Une fois encore, après avoir entendu de la bonne électro, on sent que le DJ s’amuse avec le rythme de l’écoute globale, et prend plaisir à le ralentir. Ici pas de scratch en vue, mais la guitare est mise à l’honneur pour nous donner un rythme vraiment lent. Les voix semblent venir d’ailleurs et on n’arrive pas à capter leur sens, comme si on se retrouvait au bout de la nuit et que tout se ralentissait autour de nous.

 Night Rider :

Le retour de l’électro-funk, on termine l’EP comme on l’a commencé, avec des sonorités funky. Retour de la Talk Box de DJ Someone, dans cet hymne -une fois de plus- à la Ride. Mon morceau préféré du projet, avec beaucoup de variations dans les instruments, et un refrain entrainant.

 

Impression globale

Comme dit plus haut, pour moi le seul défaut de ce projet est sa durée, une ride de 18 min ne me fera pas partir loin de chez moi. Espérons que ce CD ne soit qu’une introduction à un projet plus conséquent et plus complet. Pour ceux que ça intéresse, l’album digital est accessible ici, au prix que vous voulez.

 

Bonne Ride

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