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Ah ouais c'est du catch, des putains de castings : Bully Ray

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Cette semaine on retrouve nos 2 frangins Brother Ray et Brother Devon. Maintenant que vous situez à peu près ce duo de fous furieux en cavale, on va voir Ray en solo, comment le futur champion du monde de la TNA devint un poids lourd en solo. La semaine prochaine on détaillera un peu plus ce couronnement. Dans les 2 cas, Devon n'est jamais loin, c'est ça qu'est beau, la famille.

BULLY RAY

Bully3_1454684aDO YOU KNOW WHO I AM ?

Alors comment devient on quelqu'un de crédible en champion du monde dans le catch ? Comme dans beaucoup d'autres disciplines, en le méritant. Mais comment on peut mériter dans un milieu où tout est planifié à l'avance ? En se faisant remarquer. En marquant son empreinte. En devenant le type que les gens viennent voir (ou au moins, l'un des types que les gens viennent voir). Ça passe bien évidemment par proposer des combats intenses avec des trucs qui coupent le souffle comme sauter avec son adversaire depuis une rampe de 2 mètres de haut sur des tables, par exemple. Question spectaculaire, on a déjà vu que les Dudley Bros se posent là.
Mais un beau match, c'est encore mieux quand la foule en attend vraiment le dénouement. Quand elle se sent vraiment concernée, en aimant vraiment le gentil et en détestant vraiment le méchant. Il faut être l'enculé number one. C'est un travail de longue haleine d'être le plus détestable dans ce bizness. Des bons enculés, y en a partout. Faut se démarquer. Pour ce faire, Bubba Ray dispose toujours de sa grande gueule. Mais reprenons.
Les Duleyz sont donc l'équipe la plus titrée de tous les temps ce qui, finalement, n'aide pas à les considérer en tant que catcheurs solos. Faut déjà remédier à ça et la recette est connue de tous. Comme d'hab avec une équipe, il faut la dissoudre avant de rentrer dans le vif d'une carrière individuelle.
Donc y en a 1 des 2 qui devient con et tape l'autre. Un gentil vs un méchant, dans la plus pure tradition.
Et généralement, y en a qui s'en sort mieux et l'autre disparait assez vite. Rien de bien folichon  Et c'est exactement ce qui s'est passé pour eux, hélas. Dans un premier temps.
Ayant fait le tour de la question par équipe, la Team 3D décide de livrer un dernier match pour toi public. Mais ça sera pas un match tout pourri, non. Ce sera un match pour le championnat par équipe, ils méritent au moins ça. Les tag team champions de la TNA d'alors acceptent volontiers ce challange. Parce que les champions c'étaient les Motors city Machine Guns, 2 white trash casse cous de Detroit. Autant dire des jusqu'au boutistes qui ne reculeront devant rien pour maintenir le titre même avec tout le respect qu'ils doivent à Bubba Ray & Devon.

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Pour les Dudleys, gagner ce dernier match leur permettrait de se retirer en tant que 24 fois champions du monde, toutes compagnies confondues, à travers les décennies et les continents. Rien que ça.
Ce match s'annonçait très ouvert et très serré, il le fût. Il s'annonçait également très barbare et spectaculaire, il le fût.
Hélas, Ray et D repartiront brocouilles comme on le dit dans le Bouchonnois. Ils ne demeureront QUE 23 fois champions du monde par équipe. Ray étant le plus caractériel et le plus mauvais perdant va rejeter la faute sur son frère et le lyncher en traître. En traître mais aussi en public, c'est mieux. Le postulat de départ est posé, Devon est le gentil qui cherche rétribution tandis que Ray est hué comme le salaud qu'il est. On y est, l'équipe n'existe plus et Ray est un vilain pas beau plein d'ambitions égoïstes. Il va donner très vite la pleine mesure de tout son talent d'enculé. Non seulement tabasser son frère au moyen d'armes prohibées comme des grands coups de chaines dans la gueule était une bonne façon de s'introduire en tant que baltringue mais c'est pas fini du tout. Il va ensuite chercher les fils de Devon, donc ses propres neveux, dans le public en leur reprochant d'être aussi faible que leur daron. Il les traîne sur le ring pour les éclater à travers des tables devant le regard de leur père impuissant.
Bubba Ray est une ordure finie, une brute épaisse de la pire espèce. Il décide même de changer son nom en Bully Ray. Ray la Brute.
Perfide, lâche, vicieux, traître  fourbe, brutal, violent, irrespectueux, vulgaire, de mauvaise foi absolue, rancunier, méprisable, grotesque, Bully Ray va vraiment donner tout ce qu'il a dans ce rôle, pour notre plus grand plaisir.
Il est encore plus méchant que l'Orangina Rouge, il sera odieux H24 avec une constance et une rigueur professionnelle qui force le respect. Même en coulisse quand la délicieuse Christy Hemme veut juste lui demander son état d'esprit avant son match du soir.
"Mon état d'esprit avant le match ?! MON ETAT D'ESPRIT ??!! Tu crois que j'ai peur de mon adversaire ? Tu crois que j'ai quelque chose à foutre de ce sac à merde ? C'est vraiment la question que tu veux me poser ? Demande moi plutôt pourquoi je réponds jamais à tes coups de fil, la nuit, quand tu te sens seule ? Quand tu m'appelles en chaleur parce que ton marie fait pas le boulot et que tu veux un vrai mec. Mais le vrai mec ne veut pas de toi, vieux steak pourri !"
Oui, Bully Ray est le boss au micro. Il n'hésite pas non plus à profiter de son temps de parole pour insulter les gens qu'il n'aime pas, même en dehors du catch. Ainsi les kardashians se verront traités de troupeau de dégénérés aux meurs légères, comme ça, gratuit, pour l'amour du sport. Tout le monde y passera, en particulier les utilisateurs de twitter qui seront qualifiés tour à tour de geeks, de gros puceaux ou tout simplement d'abrutis se nourrissant de leurs propres excréments. Mais tout ça, bien entendu, c'était avant que Ray craque et fasse ce qu'il disait qu'il ne ferait jamais : se faire un profile sur twitter. Pendant plusieurs semaines, toute communication avec cet abruti sera alors fortuite, ses interlocuteurs se faisant irrémédiablement éconduire par un "Ferme ta gueule, je twitte !"

Devenu accro, il ne lâche même plus son smartphone pour descendre la rampe d'accès qui mène au ring. Ignorant le public qui ne l'en conspue que d'avantage. Il s'offre même le luxe de twitter à quelques mètres du ring, puis hurle sans micro (mais tout le monde l'entend quand même) "Je suis en live et je twitte ! C'est ça qu'on appelle un livetweet, bande de connards !"
Parmi ses autres entrées folkloriques, on peut aussi citer les fois où il s'est associé à Scott Steiner, un ancien reconnu pour avoir les bras les plus dessinés et monstrueux de tout le métier. Pour ne pas être en reste à côté de son partenaire en crime du moment, Bully beugle à qui veut l'entendre (c'est à dire personne) et aux autres (c'est à dire tout le monde) qu'il a les mollets les plus musclés du monde en engueulant le cameraman "Shoot my calves ! I am Calvezilla !!" Pourquoi pas ?
Faut savoir que cet esprit dérangé et surtout dérangeant, il l'amène en plein combat. Et pas seulement en se faisant régulièrement disqualifier pour tricherie en tous genres (mais surtout les plus ignobles).
Quand il a l'avantage pendant un match et que son adversaire se roule parterre tandis que lui se dresse encore fièrement sur ses jambes, là, à ce moment là, il estime qu'il est maintenant grand temps de cracher en l'air et de rattraper son crachat avec sa bouche pour le ravaler. Et si il rate son tire, il se débrouille quand même pour récupérer son glaviot du plat de la main pour se la lécher ensuite. Pro.
Y a le passage obligé pour un bon catcheur complet, monter sur les cordes et sauter sur son ennemi qui esquive au dernier moment, en gros s’écraser au sol comme un caca. Toujours plus pro, Bully apporte ici aussi sa petite touche appréciable. En enfilant un short aux coutures sensibles prévues pour se déchirer au moment où il s'écrase lourdement sur le cul, laissant apparaître un caleçon orange à poids jaunes. Toujours le même. Une vraie brute ne change pas de calebard.
C'est la grande force de Ray le Brutos, passer pour un gros con mais toujours avec cet air trop sérieux qui empire les choses.
Ce mec est excellent, sur toute la ligne. Si on excepte CM Punk, dans un autre registre, à la WWE, Bully Ray est sans conteste l'enfoiré numero uno du catch à l'heure actuelle. Le plus vil, le plus sale, le plus méprisable. Il s'est transcendé tel Son Gohan face à Cell et si quelqu'un mérite bien la reconnaissance pour son oeuvre, c'est lui.
Cependant, le public de la TNA c'est pas des putes, ils n'ont jamais oublié l'autre frère Dudley. Tant et si bien que dans les premiers temps, chaque fois que Bully faisait quelque chose, les gens criaient en choeur "We want Devon !" mais Devon ne brille pas particulièrement en gentil. Il a pris le contre pied total de son frère ennemi en se posant en brave héros en peu trop lisse et trop propre. C'est donc sans surprise mais quand même assez triste qu'au bout de plusieurs mois de pas grand chose, on apprend que le D a été licencié de la compagnie... à moins que... À suivre...

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