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Les rappeurs français et leurs paraphilies (partie 1)

LE RAP FRANCAIS, CE DEVIANT SEXUEL

Les rappeurs ont la fâcheuse tendance de passer en deux temps trois mesures de l’égotrip au personnal branling. Leur grand délire c’est l’autofellation, pratique sommes toutes peu courante dans la vie des gens normaux. Après tout, les rappeurs ont le droit de faire ce qu’ils veulent avec leur sexe et avec leur bouche, mais cela devient problématique dès lors qu’ils se mettent dans l’idée de partager leurs expériences intimes avec leurs auditeurs. A l’écoute de leurs productions musicales, le langage si fleuri de nos amis poètes nous met en tête les pires images sexuelles qui soient. D’aucuns nous proposent amicalement de nous imaginer leur bite, qu’ils aiment comparer à une batte ou ce genre de choses… D’autres poussent le vice un peu plus loin, en nous imposant de désagréables images mentales les mettant en scène, au lit ou ailleurs, avec des femmes ou d’autres bestioles dont on aurait préféré ne jamais rien savoir. Le rap français s’impose comme le pendant musical de l’industrie porno, sans le côté excitant. Captcha Magazine vous propose de décrypter un peu les diverses paraphilies dont les rappeurs semblent friands. Comme ces derniers sont apparemment de fins gourmets, plusieurs articles seront nécessaires pour comprendre un peu ce qui se passe dans la tête de ces gens… Voici pour commencer les trois premiers types de pratiques sexuelles affectionnées par les rappeurs français: homosexualité, inceste et sitophilie. Pour vous donner une vague idée du fantasme d’un homme qui, comme Salif, semble adepte des trois, il s’agit pour lui de faire des jeux coquins à base de nourriture, avec un membre de sa famille, de sexe masculin.  

RAP GAME CAROLINE FOUREST.

De prime abord, la musique rap en français semble plus homophobe qu’autre chose. Malheureusement, cette peur résulte de toute évidence d’un rejet de soi-même. Le psychologue Henry Adams a, dans les années 1960, tenté de prouver que les homophobes ne l’étaient souvent qu’en raison d’une peur de leur propre identité sexuelle. Les résultats de son étude n’ayant pas convaincu tous ses collègues, nous lui proposons donc de réitérer son expérience, avec de nouveaux cobayes. Des cobayes qui comme Kennedy, aiment crier « nique les PD qui s’galochent en public »  puis se vêtir d’un cuir rose quelques années plus tard, et l’afficher sans scrupule. Effectivement, derrière la dureté des propos homophobes de nos amis rappeurs, se cachent une grande tendresse pour la gente masculine, une tendresse du type de celle que Dave ne renierait pas. Salif, le meilleur rappeur français, à peu près, nous offre ainsi un remarquable coming out dans son excellent morceau Interdit au moins de seize, ou il affirme sans complexe à une personne dont tout laisse à penser qu’elle est de genre masculin : « ta bouche est un lieu de repos pour ma bite ». Avant toute chose, il faut savoir que Salif a une excuse pour cette homosexualité, à savoir sa relation avec Princesse Aniès. De toute évidence, on ne sort pas indemne de ce genre d’expérience, mais enfin, cela ne nous regarde pas…  Le Boulogne Boy qui sait se faire des fois très violent, ne cache pas ici son amour pour la douceur d’une fellation d’homme à homme. Cela rend extrêmement gênante cette phrase lâchée au détour d’un morceau très réussi, puis qu’il décrit clairement la bouche du rappeur agenouillé face à lui comme un endroit paisible et confortable pour loger son attribut masculin. Sachez que la politique de Captcha Mag dans cet article consiste à ne pas juger les rappeurs, surtout quand ils ont couché avec Princesse Aniès, mais nous n’en pensons pas moins…
Si Salif privilégie l’amour lorsqu’il couche avec des hommes, certains de ses confrères se font eux beaucoup moins délicats, et font la part belle à la domination et à une certaine idée de la virilité. C’est le cas de Seth Gueko qui dans
Ils nous baiseront pas se montre très attaché à sa supériorité au lit, en clamant un joli « tu vas t’en prendre plein le cul pédale ». On est loin de la tendresse de Salif. Ici le Gueko se fait dominateur voire violent, renvoyant l’homme qu’il compte sodomiser à sa propre homosexualité.

Nous ne doutons pas du fait que Seth Gueko ait pu satisfaire son désir de pénétration anale, éventuellement avec son ami Alkpote, qui lui aussi revendique ouvertement sa bisexualité. Dans Allez boum, l’empereur déclare joyeusement à une demoiselle que son chéri, à elle, lui « suce le sexe » à lui. Voici donc un homme qui défend la même cause que Caroline Fourest, et il n’est pas un cas à part dans le rap français, loin s’en faut. Le temps nous manque pour parler exhaustivement de la pédérastie qui gangraine cette musique, mais nous ne sommes pas à cours d’exemple. Attardons-nous donc sur celui de l’homme que l’on nomme Sinik, le dangereux assassin essonnien, qui menace son ennemi de toujours Kizito, d’ingérer goulument par voie buccale son liquide séminal. Dans un clash , aprrès avoir annoncé au crew de Kizito qu’il l’enculait, il tient à préciser à son adversaire que « des comme lui, il en avale trois par heure ».  Au sens propre, il semble que Sinik prétende manger l’équivalent de trois Kizito par heure. Mais compte tenu de la carrure de Kizito, et de celle du plus Thomas des Algériens, tout laisse à penser que S.I.N.I.K avale en fait du sperm, et qu’il vide chaque heure trois paire de couilles ayant la même contenance que celle de Kizito… On le croit sans peine, lui qui partage le lit de Kayna Samet et on le remercie de ne pas avoir illustré de trop près cette idée dans le clip du morceau.
Autre tête d’affiche à faire part publiquement part de son attirance pour les mâles, Rohff étale dans
A bout portant, les sentiments de tristesse et de déception qui s’emparent de lui, lorsqu’il apprend qu’un ami à lui a partagé son zgueg avec une tierce personne. « Wesh gros, tu m’as trahi t’es pas mon poto, ta bouche sent la bite d’un autre négro » déclare-t-il à un proche. L’adjectif qualificatif peut laisser penser que Rohff a un penchant pour les obèses, mais il n’en est rien, « gros » étant l’expression préférée de tous les voyous du 94. Par contre, nous savons que les braqueurs val de marnais ne vont pas tous fourrer leur nez entre les lèvres de leurs amis. Et quand bien même cela leur arriverait par hasard, il est peu probable qu’ils aient l’odorat suffisamment aiguisé  pour reconnaitre des effluves de bites. Il est par ailleurs surement nécessaire d’avoir déjà reniflé une teub pour en reconnaitre l’odeur. La phrase de Rohff ne permet donc pas de douter très longtemps sur le caractère sodomite du mc. Sodomite, oui, mais amoureux, comme en atteste le superbe « tu m’as trahi t’es pas mon poto » à valeur performative, puisqu’une fois prononcé, il est évident que la liaison qu’entretenait Rohff avec ce « gros » n’a plus lieu d’être. Voilà donc un ennemi en plus pour Frigide Barjot, Housni prouvant que l’amour existe aussi chez les homosexuels, et que ceux-ci peuvent prétendre au même droit au divorce que les autres.
Pour épauler Salif, Rohff et consort dans leur lutte acharnée pour les droits sociaux des tarlouzes, le meilleur rappeur de sa génération, en la personne de Niro,  propose de donner un coup de main. Pour le moment, il tient à en rester à l’amour entre rappeurs, mais la suite de sa carrière donnera peut être lieu à une plus grande ouverture d’esprit encore que celle dont il fait preuve sur le titre
Scorpion remix lorsqu’il s’exclame « que des rapports sexuels avec des rappeurs tellement je les baise !! » L’interprétation rageuse du rappeur donne une idée de sa conviction : il ne touche que des rappeurs, et plutôt de fois qu’une, si l’on se fie au choix de l’adverbe « tellement ». Bon, il est  du genre homosexuel actif apparemment. Joke, le rappeur qui l’invite sur ce titre, est en toute logique, l’autre pièce du puzzle. Celle qui se fait enfiler. Et il n’hésite pas à le signaler, sur le titre MTP Anthem, en lâchant un grand « quand on monte à Paname, sensation de fourrage anal » dont on hésite encore à dire s’il est plaintif ou joyeux.  Sachant que Montpellier est réputée pour être le San Francisco français (comprenez, la capitale de la tarlouzerie), on ose pas du tout imaginer le sort réservé à Joke dans les locaux de Def Jam France à Paris…


A LA LILLOISE, A LA, A LA LILLOISE.


Si le rap français compte donc une belle brochette de pédales, dont nous n’avons mis en lumière que quelques pièces, l’homosexualité n’est pas la seule pratique déviante dont les mc français sont adeptes. Et là, nous montons d’un cran, pour vous parler d’un phénomène encore tabou dans les médias spécialisés : l’inceste dans le rap. Si Bourdieu a montré que la prohibition de l’inceste avait une valeur universelle, le rap français constitue, avec le Nord Pas De Calais, l’un des derniers bastions où baiser des gens de sa famille a un caractère excitant. Encore une fois, Salif est là pour nous aider dans nos recherches, lui qui dans
Ghetto Youth, interpelle une demoiselle à base de « Pssst cousine t’es charmante » en lui ordonnant de « venir là ». Celle-ci le renvoie bouler, et la scène laisse relativement sceptique l’auditeur. Concrètement le, « viens là » sous-entend un « pour que mon pénis fasse des va-et-vient dans ton vagin ».  Vous admettrez que c’est un sous-entendu gênant, sur lequel nous ne souhaitons pas nous attarder outre mesure. En revanche, du plus profond de notre cœur, nous espérons que la cousine en question ne soit pas Princesse Anies, parce que là, le mauvais gout viendrait s’ajouter à l’inceste sur les charges accablant Salif.
Du côté de Trappes,  les fantasmes d’orgies familiales hantent les pensées de La Fouine. Cet homme se masturbe probablement sur son propre arbre généalogique, ce qui est franchement dégueulasse, mais ne le choque pas plus que ça.  Quand il invite Rohff sur
Passe Leur Le Salam Laouni laisse un peu parler ses désirs charnels, en avouant à l’auditeur ce que voici : « On a baisé ta sœur, ton petit frère est mon neveu ». L’enquête de l’INSEE sur cette idée saugrenue est encore en cours. Admettons que La Fouine engrosse la sœur d’un type, celui-ci aura pour neveu le fils de La Fouine. En aucun cas le type n’aura de frère, à moins que sa mère soit également sa sœur. Ce serait fort étrange… Laouni n’aura pas de neveu, à moins que la meuf qu’il baise soit en fait sa sœur. Donc le fils de La Fouine serait effectivement son neveu, et le type à qui il s’adresse serait son frère. Une autre interprétation de cette ligne est possible, mais mène à la même conclusion : les fêtes de famille chez La Fouine sont des orgies. Le « est » pourrait en fait être un « et », et le mc nous dirait simplement qu’il a baisé son propre neveu. « Cela ne nous regarde pas… »
Dans le trip familial, un rappeur inattendu se fait remarquer, en la personne de Doc Gyneco. 
Celui qui vient chez toi est aussi de ceux qui préfère la pureté d’un amour entre cousins au métissage interfamilial. Une sorte de nazi du love, un Lannister sous produit, qui s’adressant au mari de sa cousine de maitresse avance «  tu ne me connais pas, ta femme me connait, je suis ton meilleur ami, ton cousin, ton refré ». Il n’y pas à proprement parler de consanguinité dans le cas présent, dans la mesure où si le type à qui Gyneco parle est son cousin, sa femme n’est qu’une cousine par alliance. Dans ce cas, c’est permis. Ca fait batard mais c’est permis. Si Gyneco parle en revanche à son frère, il n’y a toujours pas de consanguinité, mais coucher avec sa belle-sœur reste un sacré coup de pute, et l’échangisme familial est une coutume que notre société ne tolère qu’à moitié. Vicelow, du Saian Supa Crew, n’a en revanche aucun souci avec cela, et se vante de sauter celle qui partage les jours de son frère. Il le fait très explicitement dans Monte dans la Vago : « J’ai aucune gêne, c’est dans les gènes, je bouffe la foufoune de la meuf de mon frangin ». C’est là une activité certainement distrayante, mais Vicelow est encore un rappeur qui nous prouve que l’amour en famille est monnaie courante dans ce milieu. Non content de raconter à tout le monde qu’il fait des cunnilingus à sa belle sœur, il précise que c’est un désir quasi pulsionnel, contre lequel il ne peut lutter puisqu’il est inscrit dans son patrimoine génétique. Rappelons qu’il partage une partie de se patrimoine génétique avec son frère, tout laisse à penser que le frère de Vicelow fait également l’amour à sa belle sœur, la meuf du rappeur. Produit en croix.


CULINAIRE CUNILINGUS.


Vicelow n’a pas honte de lécher des vagins, c’est son droit le plus strict, et il n’est pas le seul rappeur de France à s’en vanter. Mais surement las du gout de la cyprine, un certain nombre d’entre eux préfère agrémenter le jus de chatte de quelques accompagnement nutritifs. Seth Gueko par exemple « mettrait bien de la chantilly sur la chatte d’Ashanti » si l’on en croit ce qu’il raconte dans
La Nuit. Il ne précise pas quelle utilisation serait faite de cette crème chantilly, mais il est malheureusement assez peu probable qu’il la regarde couler sans aller y fourrer sa grosse langue de gitan. Au pire, il appellera son poto Rim’k à la rescousse. Le rappeur du 113 prend très à cœur les consignes de la publicité pour manger cinq fruits et légumes par jour, et il commence par des fraises, sur une teuch. Dans Salam, il parle à une demoiselle, qu’il appelle gentiment « mon amour » et exige d’elle qu’elle « prépare les fraise et la chantilly » puisqu’il « va lui faire l’amour » et, cerise sur le clito, « ce sera filmé ». Poète, Rim’k ne baise pas, ne nique pas, ne saute pas, il fait l’amour. Classe et raffiné, le coquin ne commet pas le pêché de chaire sans ses fruits et sa crème. Sextape coming soon rolalala comment j’ai hâte ! Enfin, presque…
Tout le rap game n’a pas la tendresse de tonton Karim, et Alkpote s’illustre encore une fois par son inventivité au lit. Sitophile expérimenté, le mec se fait très exigeant, et ne parle qu’à l’impératif à ses conquêtes, leur ordonnant
tantôt de venir « branler son oursin » avec du « du bon lait, du boursin », tantôt de « lécher son concombre et ses citrouilles ». Jean Pierre Coffe apprécie l’idée, et Maïté s’empresse d’apporter le fromage.
Enfin, l’heure est venue de reparler de Salif, qui ne mange pas forcément aussi équilibré que Rim’k et Alk. Du moins il n’incite pas ses partenaires sexuels à se nourrir sainement, puisqu’il préfère, dans
Peep Show les convier, s’ils ont faim, à déguster « sa bite, au chocolat fourrée ». On ne tient pas franchement à vous faire un dessin d’une twix-bite. Enfin de compte, comme dans Brice De Nice, Salif a des éclairs à la place des pieds, sauf que dans son cas, c’est à la place du pénis. Il se tient donc à votre disponibilité, si vous êtes sitophile, pour quelques jeux coquins. Mais encore une fois, « cela ne nous regarde pas …»



  • 4 thoughts on “Les rappeurs français et leurs paraphilies (partie 1)

    1. Super article mais juste une petite précision : Dans le 2ème paragraphe : la prohibition universelle de l'inceste est une thèse de Claude Lévi-Strauss et non pas de Bourdieu

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