hyacinthe making of clip

Interview : Hyacinthe et Krampf

Captcha est allé à la rencontre du Mc qui a sorti la mixtape qui a retourné le rap game en ce début d’année 2013.  Dans un petit café parisien Captcha a interviewé Hyacinthe quelques semaines avant la sortie de Sur la route de l’ammour mixtape qui succède à Des hauts, des bas et des strings son premier EP sorti un an plus tôt. Accompagné de son fidèle producteur Krampf, les futurs ex-rookies nous ont parlé de leurs projets, leurs influences et leur vision du rap. Extraits.

« J’ai pas vraiment de but dans la vie à part devenir meilleur rappeur du monde » - Ne vous inquiétez pas

H : J’ai choisi le nom de Hyacinthe un peu au hasard dans un bouquin, ça m’a plu et je l’ai pris. Y'a pas de raison particulière, j’ai juste trouvé le nom cool.

K : Krampf ca veut dire spasme en allemand et c’est le nom d’un personnage dans un film de Marcel Carné,  William Kramp qui était un mec qui tuait des bouchers pour la cause animal. C’est aussi une chanson d’un groupe punk,  Ludwig Von 88.

H : J’ai  commencé à rapper en CM2 ou en 6e donc ca doit faire 10ans.

K : Moi ca doit faire 6 ans que j’ai commencé.

: A l’écoute de mes morceaux les gens me donnent souvent plus, mais j’ai l’impression qu’on fait vraiment la musique des gens de notre âge, de la musique actuelle.

K : C’est actuel mais avec plusieurs niveau de tendances, après peut-être que ca parle à un public plus âgé que nous. Je ne pourrais pas classer notre musique dans style précis, je dirais juste que c’est du rap avec des influences très diverses. C’est du rap sur des instrus qui ne sont pas forcément du rap.  Pour revenir à Hyacinthe, je dirais que c’est un mec qui a été un gros fan de Nessbeal et Grodash mais qui a compris a un moment qu’il fallait peu- être faire des trucs un peu plus cool, donc il a arrêté d’écouter les compils Néochrome pour se mettre à écouter de la musique de tafioles. Un mec a plutôt bien résumé le truc en disant que c’était un mélange de Kaaris et Kuedo (artiste de Planet Mu, un label de musique électronique), ou plutôt Kaaris qui aurait écouté Kuedo. Aujourd’hui  et surtout en France, t’as des mecs super talentueux comme le mec qui rappait dans Lunatic et qui a sorti 0.9 dont j’ai oublié le nom (avant l’interview, Hyacinthe et Krampf avait fait le pari de réussir à faire une interview entière sans prononcer le mot « Booba »), sauf que l’habillage 100% Therapy commence à devenir lassant. Donc nous ce qu’on essaie de faire aussi lourd au niveau du rapping, mais un truc plus ambitieux au niveau de la musique, comme ce qui se fait aux Etats-Unis. Tu prends n’importe quel album de Future, de Rick Ross, même Drake…les trucs les plus mainstream sont super ambitieux musicalement, les instrus sont riches. En France on se dit « c’est bon j’ai un bête de flow, des grosses punchlines, un gros personnage…les instrus on s’en fout ».  Genre Booba sur Futur, au lieu d’appeler des rappeurs américains pour lui faire des couplets, il ferait mieux de mettre l’argent sur des bons producteurs américains pour avoir l’habillage à la hauteur.

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Hyacinthe, un corps de blanc dans des vêtements de zaïrois

H : Krampf assez fort pour capter toutes les ambiances et  arriver à les reproduire. Il travaille un peu comme un architecte dans la construction de ses prods, c’est pas funky. Après je suis pas très doué pour parler de prod …

K : … c’est pour ca que c’est moi qui l’ai choisi pour travailler avec lui et pas l’inverse (rire). On me dit souvent que je fais des trucs super froids sans groove. Je pense que c’est parce que j’ai trop écouté Kraftwerk, je suis un peu allemand, dans ma tête, c’est pas très funky mais c’est ce que je sais faire. Je pense ce qui fait ma force, c’est que je fous des samples cools que pas grand monde est allé chercher, pas forcément des trucs inconnus, parfois c’est des morceaux qui ont des millions de vues sur Youtube, mais que personne n’aura l’idée d’aller sampler. D’ailleurs on pense souvent que je fais que de la composition alors que la majorité de ce que je fais est fait à partir de samples, du coup je me dis que c’est cool ca m’évitera d’avoir des procès (rire).

H : Si je devais me présenter…Je pense que j’suis juste un mec qui a écouté un peu trop de rap hardcore et qui en même temps a le « malheur » d’être un petit blanc. En rap j’aime bien les trucs vener, mais dans ma musique je m’attache toujours à raconter ma vie : « Des hauts, des bas des strings » c’est l’EP d’une rupture, « Sur la route de l’ammour » c’est mon été : je baise de meufs, je bois comme un trou, je vomis partout…j’aurais pu l’appeler « Hyacinthe en vacances ».

K : En fait t’es une sorte d’Orelsan… (rire)

H : je t’encule !

K : Il assume pas mais moi je le pense. D’ailleurs il (Orelsan) vient de poser sur un truc de Gims je crois, Ceci n’est pas un clip. Je respecte le mec. Sur son premier album tu sentais qu’il avait du potentiel. Après il s’est fait coacher par sa D.A pour faire disque d’or sur son deuxième album alors qu’il était au fond du gouffre avec ses histoires de féminisme, franchement c’est fort.

H : Je crois que c’est le mec qui a le mieux réussi à négocier le virage mainstream du rap en France ces derniers temps.

K : C’est du rap pour middle classe de province qui fume du shit et joue à Skyrim. Ou pour des gens qui disent « j’aime pas le rap, mais j’aime bien Orelsan ».

H : C’est un produit hyper bien foutu, tu comprends son rap et ses lyrics facilement, y a des petits jeux de mots…c’est très accessible. Il est représentant d’un groupe social, il fait un truc potable pour « les gens normaux »…

K : …alors que nous en tant que grossistes c’est pas du tout notre univers (Rires)  ...  D’ailleurs  en tant qu’habitant du 18e est ce que tu te réclames du mouvement rap du 18e,  comment tu t’inscris dans cet héritage ?

H : J’ai pas mal bougé entre paris et la banlieue et je suis dans le 18e que depuis 4-5 ans. Le 18e fait pas vraiment partie de mes influences. Pendant longtemps j’ai été un auditeur un peu basique, j’écoutais des trucs comme Nessbeal ou Salif. Pour le coup j’ai oublié les trucs pourri que j’écoutais à l’époque (rire). Après actuellement j’écoute pas beaucoup de rap français à part des mecs Booba,  Grems, Kaaris, Joke, Mala…

K : D’ailleurs Kaaris ca fait bizarre qu’il soit dans l’entourage de Booba quand on sait que le mec trainait avec Truand de la Galère. On peut le voir dans le clip Truand de la Galere feat Kamelancien.

H: Sinon bien sûr j’ai écouté des classiques du rap français comme les albums d’Arsenik, mais je les réécoute plus aujourd’hui. Ils m’ont forcément influencé mais je ne m’en inspire pas quand j’écris. Dans notre style je pense qu’on n’est pas nombreux, à part peut-être Butter Bullet et Orties quand elles taffaient avec eux. Ce genre de rap de blancs schlaggs.

« Je veux gagner le respect en manquant, je parie sur votre manque de morale, je suis un animal rampant » - Ta sœur au casino

H : Mes ambitions dans le rap ? Devenir meilleur rappeur du monde ! Mon plan de carrière c’est de gagner assez d’argent pour m’acheter des bling-bling qui descendent de plus en plus bas. Mais à moyen terme c’est faire des bons projets sans se stresser et de façon carrée.

K : Pour la visibilité c’est un peu compliqué, on a eu pas mal de galères niveau clip. On a eu un truc comme 7 clips avortés. Des mecs qui voulaient monter nos clips à la MJC, des mecs qui ont disparus, des mecs qui finissent à l’hôpital et qui donnent plus de news. Sur le projet pour l’instant on a un clip pour Cheveux rouges/Minuit. Mais c’est bon, il y a pas mal de clip qui vont arriver là.

Crédit photo : Chroniques Automatiques
Crédit photo : Chroniques Automatiques

« Ma musique c’est comme ma vie, j’ai pas de thème et pas de structure » - Minuit

H : On est assez bien organisés Krampf et moi. Il choisit les prods, il a aussi un côté critique sur ce que je fais. Il n’hésite pas à me le dire quand j’ai une phase qui pue la merde, c’est un peu ma caution bon gout. On enregistre tout dans ma chambre, un micro au milieu des tasses de cafés… Sinon pour parler plus précisément du projet, il y a 3 feats, et plusieurs morceaux avec LOAS dont le prochain clip sort bientôt.

K : Le premier E.P c’était en quelques sortes notre carte de visite pour montrer qu’on pouvait travailler de manière carré, pour ensuite pouvoir démarcher des feats ou que les gens viennent vers nous… Aketo par exemple j’ai vu qu’il me suivait sur twitter, je lui ai envoyé quelques prods qu’il a bien aimé. Ensuite je lui ai proposé de poser un 16 sur le projet de Hyacinthe sur une prod de Three Six Mafia, en tant que fan du groupe il pouvait pas refuser  (Rires).

H : Cette mixtape c’est l’histoire d’une renaissance ou le récit de mes vacances, alors que le premier projet c’était l’histoire d’une rupture. On est arrivés à la fin de l’été dernier, on savait pas trop quoi faire, on ne savait pas exactement si on devait faire la suite Des hauts des bas des strings, un EP, une tape…En gros Krampf m’a filé 5 à 10 prods, j’ai enregistré des morceaux dont des face B, notamment le remix de Wesh morray, et on s’est dit qu’on verrait bien où ça nous mènerait.

K : Sur ce projet on voit du progrès par rapport au premier : ca rappe mieux, c’est plus maitrisé, mais il y a un peu moins de punchlines. C’est un bon projet divertissant qui montre un peu ce qu’on sait faire en attendant l’album qui sera plus ambitieux, plus novateur et plus personnel. Le prochain projet sera encore plus travaillé. Par exemple on n’aura pas de face B enregistrée en une nuit comme le remix de Wesh morray. D’ailleurs l’histoire de ce remix est assez marrante. Ca faisait un mois ou deux qu’on se disait que dès que le prochain morceau de Booba sortirait on allait le remixer et le sortir. Un soir Hyacinthe m’appelle et me dit qu’un nouveau Booba est sorti. Dans l’heure d’après j’avais écouté le morceau et refait la prod, le lendemain Hyacinthe pose dessus, le soir même je le mixe et le morceau était prêt.

Krampf, l'homme de l'ombre
Krampf, l'homme de l'ombre

H : On a été les premiers à avoir fait le remix, et je crois que 90% des remix ont été fait sur la prod de Krampf, comme celui de Ciro par exemple qui était assez bon.

K : Ce remix c’est un petit peu ma fierté de 2012. Comme je ne pouvais pas récupérer l’originale, je l’ai refaite de A à Z. De l’avoir faite en si peu de temps et la voir reprise par autant de monde, j'étais content.

H : Le prochain projet sera moins speed et plus réfléchi avec une vraie direction. Ca sera surement un projet entièrement Krampf/Hyacinthe, et on mettra la barre plus haute.

K : Sans être prétentieux, j’ai l’impression que le premier projet n’a pas vraiment été compris. Soit les gens ont kiffé les prods, soit ils ont kiffé les textes. L’E.P n’a pas toujours été apprécié dans sa globalité et la démarche qu’on a eu, des textes sales sur un habillage sonore ambitieux, n’est pas forcément passée.

H : Notre ambition c’est de viser un public qui n’est pas uniquement underground, notre but c’est pas de se produire dans des caves « parce que nous on est des vrais mecs underground». On aime aussi s’amuser donc on aimerait aussi toucher un public plus mainstream, comme je le dis dans Basket blanches « ce que le futur nous réserve : overdose à 27 ans pour obtenir gain de cause », l’objectif c’est de la drogue, des putes, et le champagne le plus vite possible.

K : On veut toucher tous les gens qui aime bien le rap mais pas uniquement le rap. Toucher n’importe qui s’intéresserait aux nouveautés musicales des années 2010, parce que je trouve que ce qu’on fait est très actuel, ce qu’on produit c’est un peu un amalgame de tout ce qui se fait en ce moment, à la limite on pourrait même dire qu’on produit quelque chose de consensuel.

H : En fait on calcule pas vraiment, on essaie de rester naturels et faire les trucs qu’on aime. Krampf me balance des prods, si j’en ai les capacités je kicke dessus et ca se limite à ca.

K : Le but c’est de faire du bon rap avec un peu d’ambition, et que ca puisse à la fois être chroniqué dans Booska-p ou Rap de Tess et dans n’importe quel autre site qui soit pas forcément rap.

« Les artistes faussement modestes me cassent les couilles, change de taf connard si c’est pour nous dire que t’aimes ta mère et que la paix c’est cool » -  Ta sœur au casino

K : Mes producteurs français préférés ? Noza, même s’il est belge, qui est un des seuls mecs aujourd'hui qui fait du boom bap très intéressant. Dela de Butter Bullets qui est vraiment très bon. Twinstrack, des mecs de Rennes. Des gars comme Street Fab sont très bons (même s’ils sont belges aussi), mais après ils sont six donc c’est plus facile pour eux.

H : Mes influences ? En rap français il y a tous les mecs que j’ai déjà cités, en rap américain je suis assez client de ce qui se fait actuellement : Meek Mill, 2Chainz…j’aime aussi particulièrement le rap d’Atlanta. Après je sais que ca fait toujours bien quand les rappeurs cite la variété française comme influence, mais comme je le dis dans le son Audrey Pulvar j’écoute pas de Brel, Brassens ou Ferré. S’il y avait un producteur dont j’aimerais avoir les prods ? Mike Will, qui a notamment travaillé sur l’album de Rihanna.  Je crois que tout le monde aimerait travailler avec lui. Young Chop aussi j’aimerais.

K : Si je devais faire une prod pour un MC ? Grems qui est mon numéro un en rap français, j’suis un peu une groupie de ce gars. Sinon Booba, Alk-pote, Rim-k. Pour moi Les princes de la ville est le meilleur album de rap français. Je n’ai pas une grosse culture rap, il y a plein de classiques que j’ai pas écoutés, mais cet album c’est mon gros classique. De cette époque à aujourd’hui, je trouve que Rimk a su toujours rester présent, après des fois il a un peu des placements cavalier mais ca passe bien…

H : …les gens critiquent Rimk pour sa technique, mais ce qu’ils oublient c’est que le rap c’est avant tout de la chanson, donc si les mecs ont une voix qui passe bien, tout ce qu’ils vont faire sera toujours un minimum cool. Je sais que la mienne par exemple passe pas auprès de tout le monde, mais ce n’est pas plus mal qu’il y en ait qui kiffent et d’autres qui kiffent pas. Et pour ceux qui se posaient la question, je ne force absolument pas dessus.

« Toujours entre la musique et la prostitution de mon âme [.. .] je mélange les deux ça donne mon rap » - Retour d’émeute piège

H : J’essaie de faire des trucs un peu stylés qui raconte ma vie un peu dégueu : écrire sérieusement sur des choses pas sérieuses…

K : …magnifier le quotidien tu vois ! Tu vois c’est un peu l’héritage du Parnasse…Ah là il kiffe (rire)

H : Non mais mon but c’est pas non plus qu’un mec trouve un double sens à une rime que j’ai écrit bourré. Ce que je kiffe c’est que mon son claque, que les gens remuent la tête et  qu’ils viennent aux concerts. Je ne joue pas de rôle quand je rappe, c’est juste que s’il m’arrive un truc marquant dans ma vie il va se retrouver en punchline dans mon rap. On ne trouve pas non plus des histoires de gangsters et de grossistes, c’est juste la tournure qui est parfois trash mais avec le recul ca reste assez banal.

Krampf veut juste dormir, rien à foutre des groupies, il est au dessus de ça.
Krampf veut juste dormir, rien à foutre des groupies, il est au dessus de ça.

« Culotte mouillée deviendra tisane de chnek » - Parapluie en peau de serpent

H : Je balance un peu ce qui me passe par la tête sur le coup. Je ne suis pas du genre à me poser 20 minutes devant ma feuille blanche. J’ai mes fichiers word ouverts sur mon pc, et dès que j’ai quelque chose d’intéressant je le note, par contre je passe pas mal de temps à modifier ce que j’ai déjà noté.

K : De mon coté j’ai un peu une démarche de « copieur ». Je vais souvent écouter des sons de tous les genres, et dès qu’il y en a un qui défonce, je me dis qu’il faut que je fasse un truc dans la même couleur. Le souci c’est que je n’y arrive jamais, du coup ca donne tout le temps des choses qui n’ont rien à voir avec le truc qui m’a inspiré au départ. Par exemple j’aimai beaucoup ce que faisai  Clams Casino, donc j'ai essayé de faire des choses dans ces ambiances. Je passe parfois des nuits entières à écouter des sons sur Youtube et j’ai des flashs de choses que je pourrais sampler.

H : Je n’écoute pas mes propres sons. En général  j’écoute une fois que c’est terminé pour voir ce que ca donne, et peut être six mois après histoire de  vérifier que ça tient toujours la route.

K : Moi non plus je n’ai jamais pu écouter ce que je faisais. Je commence à peine à faire des choses que je pourrais mettre dans mon ipod et écouter par plaisir.

« Que ces prédicateurs low cost pénètrent la chair de leur mères, pendant que le pénis de leur père derrière infecte leurs selles » - Benetton music

H : T’as le droit d’avoir des opinions, d’être engagé, militant…mais j’ai horreur des mecs qui écoutent un MC « parce qu’il dit des vrais trucs ».

K : Si tu fais confiance à un rappeur pour dicter les grandes lignes de ta vie t’es un peu dans la merde.

H : Une fois j’ai discuté avec un mec qui me disait que le rap avait changé sa vie, et quand je lui ai demandé ce qu’il écoutait il m’a sorti Kery James. J’avais envie de lui dire lis Le capital de Marx ca te servira un peu plus et tu seras peut-être un peu moins con. Après la frontière elle est fine, ce que fait Keny Arkana je respecte quand même…

K : D’ailleurs elle dit un truc du genre « je ne suis pas une rappeuse engagée, j’suis une contestataire qui fait du rap ». Après t’as aussi adeptes de la théorie du complot qui te sortent que le rap bling-bling américain est une invention de la CIA pour manipuler les classes du ghetto...

H : Je préfère le rap au naturel, le délire de Gucci Mane ou Booba par exemple, où les mecs se contentent juste de te raconter leurs vies. Y a aussi des mecs comme Lino, que j’aime bien, qui arrivent à allier le fond et la forme: une bête de voix, des bêtes de textes sur un bon instru c’est cool aussi. Mais écouter un mec juste pour son message non. Si je veux faire une manif ou m’engager politiquement, je n’ai pas besoin d’écouter un rappeur pour le faire. Surtout que les discours sont souvent au ras du sol.

« Quelques enfants de putain comme Romain Lepère, sept ans que je stocke ma diarrhée dans des pots en attendant […] de tout te déverser dans la gorge » - Ne vous inquiétez pas

H : Des gens ont cru que je parlais de mon père. En fait c’est juste un mec qui m’avait fait un coup de pute au collège et du coup c’était ma petite vengeance, un peu comme pour la Norvégienne que j’ai larguée sur Facebook. Donc Romain Lepère je t’ai pas oublié espèce d’enculé !

Propos recueillis par Zat - Un grand merci à lui



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