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Big K.R.I.T, le renouveau du Sud

Il y a quelques jours, Mugen vous a proposé la Rayban Music Tape pour vous mettre bien pour cet été, et aujourd'hui nous allons nous concentrer sur un artiste très présent sur celle-ci, Big K.R.I.T. Il a récemment sorti sa dernière mixtape, King Remembered In Time.

Petite rétrospective

Justin Scott, aka Big K.R.I.T, est né en 1986 dans le Mississippi. A l'image du connu (et reconnu), David Banner (né 13 ans plus tôt à quelques pas de chez lui), K.R.I.T. est un producteur et un rappeur ancré dans le dirty south. Avec l'influence de la Nouvelle-Orléans, K.R.I.T. développa son éventail de samples blues et jazz dans ses moments de conscience.

Justin démarra sa carrière musical en 2005 avec la première mixtape, See Me On Top. Jusqu'en 2010, il en sortira 5 autres, et la dernière, K.R.I.T. Wuz Here, lui attira les louanges de Def Jam qui le signa.

Depuis, il ne fit que de prendre de l'assurance dans ses capacités de paroliers, et de l'expérience dans ses productions. A un tel point qu'il produit presque entièrement tous ses tracks personnels et ceux où il lâche un couplet. Freshman de 2011, il a, l'année suivante, sorti son album, Live From The Underground, avec des invités tels que Devin The Dude, B.B. King, Luda, Bun B ou même 2 Chainz. On retiendra facilement le single I Got This, ce banger dirty south qui nous laisse une certaine nostalgie, et Rich Dad, Poor Dad, cette ode à son père et à son enfance à Meridian.

Le King Remembered In Time est de retour

Après son album qui fut grandement acclamé par les critiques, Big revient en Janvier 2013 avec sa nouvelle tape, King Remembered In Time. Comme à son habitude, il produit tous les sons de l'album, sauf un, Life Is A Gamble, un featuring avec BJ The Chicago Kid produit par 9th Wonder.

A travers les 17 sons qui composent cette mixtape, nous ressentons, à quelques différences près, la même sensation qu'avec son album, un perfectionnisme ambiant. Cette fois-ci, il a choisi pour l'accompagner, entre autres, Wiz Khalifa, Future, ainsi que Trinidad Jame$. Ce qui nous choque le plus dans ce projet, c'est l'ouverture vers un autre monde, ressenti à travers l'introduction: un riff à la Jimi, des cris de bébé, et un texte retraçant d'où il vient, THE SOUTH MOFOS.

Il continue sur sa lancée et nous crache son rap dans les tympans avec Shine On, le son qui fut le single, et Talkin Bout Nothing, un son dirty comme on aime.
C'est alors qu'il décide de faire revivre ses anciennes mixtapes et ses qualités d'écriture avec les quatre prochains tracks, plus soul, plus blues. Il garde cet esprit même sur la fin.
Doucement, il nous ramène vers des contrées plus hip hop. Public Enemy a dit il y a peu que le rap a perdu son côté hip hop, son côté "Put your hands in the air"; Good 2getha en est l'exception.
Voici l'OVNI, le son K.R.I.T. x Future n'étant qu'un snippet du "possible" prochain album de l'homme que tu as entendu sur tous les refrain de tes derniers bangers. Etrangement, la purée prend, et laisse un goût d'amertume à la fin de cette minute.

Nous arrivons à l'outro, le son Multi Til The Sun Die, clipé il y a peu. A l'image de son album, Justin nous lâche un son qui sent bon l'été, un son qui pourrait se trouver sur une prochaine tape de Mugen.

En conclusion, Big K.R.I.T. nous a donné ce qu'il sait faire, en plus abouti. Pour certains, cela peut sembler monotone, voire mauvais. Pour ma part, cela fait toujours plaisir de découvrir de nouvelles prods et de nouveaux feat. à travers chaque mixtape (ou album), et de découvrir des clips aboutis. Dreamin' est une de ces chansons qui prend tout son sens une fois en vidéo, par exemple.

Il ne nous reste plus qu'à attendre la suite, pour voir ce qu'il va devenir. Après tout, Kendrick était Freshman 2011, lui aussi. Et on voit où il est aujourd'hui.



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