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Interview : Jo Dalton (partie 1/2)

Jérémie Maradas-Nado, dit Cool J, dit Jo Dalton. Né en Centrafrique, dans la lutte contre Bokassa, émancipé en France, dans la lutte contre les skinheads. Champion de Taekwondo, rappeur, producteur, écrivain, chef de gang, libre penseur, l'artiste possède autant d'étiquettes que de lignes à son CV. Après avoir chroniqué son livre "Coeur de Gang", nous avons souhaité le rencontrer en personne, afin de mieux comprendre l'homme qu'est Jo Dalton.

Un homme à la personnalité complète et complexe, et d'une simplicité rare. La rencontre a eu lieu la semaine de l'affaire Clement Meric, et il n'a pas hésité à nous rencontrer malgré le contexte tendu (du fait de ses luttes passés).

La première partie de l'interview est l'occasion de revenir sur les premières années du parcours de Jo Dalton : ses premières années en Centrafrique, son combat contre les skinheads à Paris, ses années en tant que sportif de haut-niveau. Elle se conclue par un mot sur Mathias Cardet (auteur de L'effroyable imposture du rap) et Alain Soral.

La deuxième partie de l'interview, qui sera mise en ligne la semaine prochaine, concerne uniquement la musique : ses projets dans le rap, notamment son prochain album, ses relations avec MC Jean Gab1, Tefa, ou encore sa vision des médias rap tels que Booska-P et Ndahood.

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Mido : Dans ton livre, tu expliques que tu as commencé très jeune la lutte en Centrafrique. Qu’est ce qui t’a poussé, si jeune, à lutter ?

Jo : Pour commencer, plus je prends de l’âge, plus je me renseigne sur ma lignée, et plus je comprends ma raison d’être. Pourquoi cette lutte ? Pourquoi ce truc qui me pousse autant à combattre l’injustice ? Il s’avère que j’ai suivi pas mal de conférences panafricaines, et je me rends compte que mon histoire est complètement liée à l’initiative des élites, au temps de la colonisation, de créer une union des pays Africains, à l’image de l’UE. Mes parents ont été directement liés à ce projet là. Mon grand père, Ali, qui était un tirailleur sénégalais, c’est-à-dire de la chair à canon, et qui par ailleurs a combattu les colons et les esclavagistes avec ma tribu , en a subit de lourdes conséquences jusqu'à aujourd’hui. Il a eu à faire un compromis avec les colons … suite à ça il a été nommé Chef de canton, car il maitrisait toute la région de l’Oubangui. Il a éduqué ses enfants (mon père et mes oncles) à la française, pour qu’ils maitrisent les rouages de la pratique française. Mon père a donc fait partie des élites africaines et centrafricaines, comme Senghor et toutes les élites de l’époque de l’Afrique Francophone. Il a fait partie du groupe de travail sur l’Union Africaine, il a été sénateur par la suite, et il a fait partie du groupe pour l’indépendance de la Centrafrique. Il avait parcouru toute l’Afrique pour faire la propagande de la 5eme République. En retour de ce travail, il y avait donc l’indépendance de la Centrafrique. Le cerveau de tout ça était Boganda, qui était à l’origine du projet panafricain.

Mido : Pourquoi est-ce que ton père est rentré au pays et n’est pas resté en France pour faire carrière sous la 5ème République ?

Jo : Mon père, comme toutes les autres élites africaines qui ont travaillé pour la France avant l’indépendance, avait un but. 60 % des élites du parlement français étaient des Africains. Pour travailler la 5ème République, il a fallu des africains comme chair à canon au niveau intellectuel ! C’est ainsi qu’il est devenu Sénateur, car il a suivi toute l’éducation des institutions françaises. A la suite de ça, toutes les élites africaines ont voulu l’indépendance et la gestion de leur nation. Et je pense que ça a été ça le début de l’esclavage moderne, car la France n’a pas accepté ça. Et c’est le début de la guerre froide avec l’Afrique, c’est à dire l’exécution des élites.

Genono : Pour toi y’a un espoir d’émancipation et de libération pour l’Afrique ?

Jo : Je pense sincèrement qu’il faut renouer avec l’esprit panafricain. Je pense que l’Afrique du Nord, grâce aux nouvelles générations en Algérie, en Egypte, qui ont accès à la connaissance, pourra s’élever et retrouver sa souveraineté et son autonomie. Regarde la Chine : elle a mis ses bases traditionnelles et culturelles en avant, et s’est repliée sur elle-même pour construire. Regarde aussi le Pakistan, l’Inde … ils ont su s’émanciper. Tout ça n’est qu’un rapport de force : la France nous tient par l’armement. Ils sont prêts à fournir des armes, à bombarder, à tuer, pour arriver à leurs fins. Mais aujourd’hui, ils ne peuvent plus se permettre d’ingérer dans les affaires du Pakistan, parce que les pakistanais ont l’arme nucléaire ! C’est pareil en Inde, c’est pareil en Chine. C’est fini ! Donc ils ont peur qu’on se développe économiquement, et qu’on puisse régler ce problème de sécurité en Afrique. C’est pour ça qu’ils créent des conflits, des tensions.

Je suis croyant, je crois en Dieu, et je pense que malgré tout ça, malgré tous ces morts, nous sommes toujours dans la renaissance. Nous, les pays du Sud, c’est nous qui mettons le plus d’enfants au monde. Et d’ici 2050, c’est nous qui seront les plus nombreux sur terre ! Grâce à la connaissance et au savoir, on finira par avoir notre liberté et notre émancipation. Ça sera peut-être long, mais ça viendra. C’est inévitable. Et ils sont en panique ! On nous parle de crise, mais la crise c’est quoi ? Ils ont des moyens pour subsister au moins cinquante ans, mais eux calculent à plus long terme … et ils savent qu’à plus long terme, ils ne pourront pas s’auto-suffire. A un moment donné, tous les pays en voie de développement créeront une force suffisante pour s’opposer à leur système écrasant.

J’ai vraiment foi en l’Afrique. Pour moi, la lutte, hormis l’esprit, elle est génétique, elle se transmet par le sang. On peut même avoir été comme un canard, un pantin du système, on peut se réveiller du jour au lendemain. Génétiquement, par la grâce de Dieu,  même quelqu’un qui fait des courbettes, peut être traversé par une lumière et se dire « ça y’est, c’est fini ». L’Afrique, c’est les premiers, c’est le berceau de l’humanité, et ça sera les derniers. L’Afrique donne l’équilibre, c’est l’Afrique qui donne la vie aux gens ! Et c’est là-bas que tout finira, c’est inévitable.

Nous qui sommes ici, nous avons un rôle à jouer pour préparer l’avenir de ce beau continent.

Mido : Parlons un peu de ta lutte face aux skinheads dans les années 80. Comment s’est fait le contact avec les Black Dragons, et qu’est ce qui t’a poussé à entrer dans ce mouvement ?

Jo : Le phénomène skinhead, je l’ai connu dans la rue, comme tout enfant issu de l’immigration. J’ai vu la racisme, j’ai assisté à une violence traumatisante, qui me rappelait les exactions commises par la police et l’armée en Afrique. Moi qui étais révolté, toujours en quête d’une lutte, d’une guerre, j’ai estimé qu’il fallait combattre cette haine. J’ai découvert ça dans les squares du quinzième arrondissement, j’ai commencé à organiser les frères de la rue, parce que j’avais quand même un peu d’expérience, étant donné mon vécu en Afrique, à l’époque des révoltes étudiantes contre Bokasa. Un peu comme en Palestine, les étudiants utilisaient les enfants pour jeter des cailloux, parce que les militaires hésitaient à tirer sur des enfants. On nous utilisait aussi pour aller voler des armes … pour organiser la rébellion ! Fort de ça, j’étais déjà un leader

"Enfant, en Centrafrique, on nous utilisait pour jeter des cailloux aux militaires, et aller voler des armes pour organiser la rébellion"

J’ai donc organisé les jeunes de cités, on a aussi eu le soutien des grands, qui avaient pour passe-temps d’aller se défourailler avec les fachos. Ils nous ont formé, ils nous ont tout appris, notamment les ASNE (les as sont nés), qui sillonnaient tout Paris pour se battre avec les rebelles.

Un jour, on nous a orienté contre un nouveau clan qui venait de se créer, avec des codes à l’américaine, comme nous, puisqu’au niveau culturel, on s’inspirait de Malcolm X, des Black Panthers, etc. Et quand on a appris que ce groupe, qui luttait pour les droits civiques, s’appelait les Black Dragons … j’ai trouvé ça excellent. Comme en plus je pratiquais déjà les arts martiaux, que j’étais fan de Bruce Lee  … On s’est donc dirigé vers Montreuil, où on a passé les tests pour intégrer les Black Dragons. Et comme j’avais déjà un groupe, le chef a eu l’idée géniale de créer des sections. J’ai appelé le mien « les kamikazes », et on a passé un pacte : il fallait que l’on soit prêt à mourir pour les autres.

Avec les groupes de frères rebeus, de Nanterre, Suresnes, Rueil-Malmaison, etc, on a aussi crée un groupe parallèle, qu’on a appelé les Cobras. Ils venaient d’Iran, d’Afrique du Nord, c’étaient des gens un peu aguerris à la lutte. Voila, tous ensemble on a donc mis en débandade toute la faction des skinheads, au début des années 90. Ils se sont donc repliés sur eux-mêmes, et ils ont retourné leurs vestes pour s’organiser, pour ressortir aujourd’hui.

Genono : Tu sens une recrudescence des milieux skins en ce moment ?

Jo : Complètement … Comme ils n’ont pas pu tenir le choc face à toute la horde issue de l’immigration, avec des gens habitués à la guerre en Afrique ou au Moyen-Orient, ils se sont repliés, ils se sont fait plus discrets, mais aujourd’hui ils ressortent. Jérôme Cahuzac, c’était le chef de la GUD ! C’est ces gens-là qui finançaient les skinheads, qui faisaient leur gestion politique, et qui les organisaient. Quand les skins ont quitté le terrain, ils se sont organisés politiquement ! Nous, on a été fichés ! C’est des fiches pour te classer dans des cases. Tout est répertorié. Si tu passes en jugement pour un acte de délinquance, on te rappelle que t’as des idées révolutionnaires, que t’as fait partie d’un groupe, et que t’es susceptible d’être un danger pour la République. Tu deviens plus dangereux qu’un assassin ! Ils nous ont beaucoup travaillé à ce niveau-là : t’es expulsé de chez toi, viré de l’école alors que tu comprends pas pourquoi, t’as un travail, t’es licencié du jour au lendemain … Et pourquoi ? Parce que les skinheads ont peut-être un oncle qui est préfet, un autre qui est commissaire, une tante qui est magistrat, un membre de leur famille chez l’UMP, un autre qui est socialiste, ou centriste … c’est une part de la population qui est raciste, et qui a quand même des connexions avec d’autres mouvements politiques.

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Et toi qui es de l’immigration, tu n’as pas de famille dans les hautes instances, ni d’émancipation par les études, parce qu’on a éradiqué tous les intellectuels en les foutant dans des Prisunic, à faire vigile avec bac+6 … tu te retrouves dans des situations où tu ne peux pas défendre ta communauté. Tu te retrouves à lutter contre des institutions, avec des fachos cachés derrière leurs bureaux, sous des étiquettes socialistes. C’est un système, un gros système, qui te travaille, et qui te lâche pas. Et puis on a des enfants, on a des petits frères, qui arrivent quand même à faire des études, à se créer des situations, à dénoncer et à faire changer les choses de l’intérieur.

Mido : Ces derniers temps, on a eu le cas Clément Meric, il y a eu aussi l’agression d’une femme voilée à Argenteuil par des skinheads …

Jo : Il y a même eu l’agression d’une femme française, blanche, qui s’est faite agresser parce qu’elle marchait avec une femme noire et une femme arabe. Les deux ont pu se sauver, mais la femme blanche s’est retrouvée à l’hôpital. Hier on a sillonné un peu les rues pour constater, et effectivement, même au niveau vestimentaire, on revient aux années 80. Et même le regard des gens a changé ! Les gens rentrent dans un espèce de défi, il n’y a plus le respect qu’il y a eu entre le milieu des années 90 et la fin des années 2000. C’est fini, les gens entrent dans un espèce de regard conflictuel … ça craint.

"Jérôme Cahuzac, c’était le chef de la GUD ! C’est ces gens-là qui finançaient les skinheads, qui faisaient leur gestion politique, et qui les organisaient."

Mido : Est-ce que la génération des petits frères a la possibilité et la volonté de reformer ce que vous avez formé dans les années 80, ou est-ce que les mentalités ont trop changé, et qu’on est plus capables de réagir ?

Jo : Je pense que c’est génétique. Nous sommes issus d’un peuple riche, dans l’hospitalité et dans le partage, donc nous nous adaptons facilement à l’évolution des choses et de l’environnement. Le système peut croire que c’est une faiblesse, que les jeunes aujourd’hui ont d’autres rapports au niveau culturel, au niveau social, parce qu’ils ne s’impliquent pas trop. Mais génétiquement, nous et nos parents, on vous a transmis, on a transmis à nos enfants, cette réalité : le racisme existe. Nous sommes un peuple comme les oiseaux : ils migrent, ils peuvent être ici, en Afrique, en Asie. On peut croire que les oiseaux n’observent pas les changements de saisons et de temps, mais ils observent mieux que nous. Nous, on vit. On vit les choses, même si on essaye de nous en empêcher. Et si demain, la soumission par la force directe nous tombe dessus, ils vont être très surpris par la réponse que peuvent fournir les jeunes des quartiers. J’espère que les socialistes ne vont pas exploiter ça, nous mettre en avant comme de la chair à canon, et assouvir leur soif de rester au pouvoir. Parce qu’on va dire que c’est le Front National, l’extrême droite, etc, qui créent le racisme … mais quand tu vois des ministres, que ce soit du temps de l’UMP, ou maintenant du PS, qui faisaient partie du GUD, ou des Hortefeux, qui a des paroles très racistes, tu te rends compte que ce n’est pas une question de parti politique … il y a un racisme viscéral, profond, contre les gens différents, issus de l’immigration. Ca doit cesser ! On fait partie du paysage, on a construit la France !

Un truc me fait halluciner : quand je vais récupérer mes enfants à l’école, ils sont mélangés. Mais les parents, eux, ne le sont pas ! Après, on va aller voter, lui va voter FN, moi je vais voter blanc … mais nos enfants, ils sont ensemble ! Donc il ne faut pas sourire à mon fils, et faire croire que tu l’aimes bien parce qu’il joue avec ton fils, alors que derrière tu vas voter pour qu’on le chasse de ce pays. Tu vois ce que je veux dire ?

"Quand je vais récupérer mes enfants à l’école, ils sont mélangés. Mais les parents, eux, ne le sont pas ! Après, on va aller voter, lui va voter FN, moi je vais voter blanc … mais nos enfants, ils sont ensemble !"

Mido : Ouai, je l’ai connu, ça …

Jo : Il faut que ça cesse, parce que mon fils ne sera pas une victime. Il ne sera pas soumis à ton fils. C’est pas possible. Soit on partage, soit … on ne se soumettra pas. Il organisera toute forme de résistance, contre toute soumission.

Je pense que la situation économique facilite les extrêmes. C’est tellement facile de désorienter le sujet, et de le tourner pour que le peuple d’en bas puisse s’entretuer. C’est tellement facile de s’en prendre à des pauvres gens dans la rue, qui se battent, qui travaillent comme des chiens pour subvenir à leurs besoins. C’est tellement facile de s’en prendre aux gens qui nettoient tes immeubles, qui nettoient ta merde. Alors que ton ennemi, c’est toi-même ! C’est toi-même qui a crée ce sale monde où nous vivons. Et il est hors de question … pour l’instant on observe, on subit les dommages collatéraux, on prend sur nous, Dieu est grand. Mais à un moment donné, si on se lève … ça va être terrible. Nous, chair à canons, nous, kamikazes, la vie et la mort font partie de notre cycle, on n’a pas peur. On a tellement la foi qu’on va aller jusqu’au bout.

Il faut que les politiciens fassent leur travail, qu’ils punissent ces gens-là, et puis de notre côté, si on croise des skinheads … on les punira aussi, c’est certain. Et s’ils sortent pas … on est déjà allé les chercher. Mais aujourd’hui, c’est plus comme à l’époque, avec les battes de baseball, les fusils à pompe, les fusils de chasse … aujourd’hui tout le monde sait trouver ce qu’il faut pour se faire une bonne guerre. Et puis nos gars, niveau combat, ils savent y faire. UFC, boxe thai, etc, et si notre cible de combat devient la rue, ça va se régler vite fait.

Quand on est arrivé, ils faisaient du cinéma depuis pas mal d’années, voire quelques décennies. Dès qu’ils nous ont vu, ils ont compris qu’il fallait se barrer. Pour nous, c’est une culture, le combat.

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8 thoughts on “Interview : Jo Dalton (partie 1/2)

  1. J'aimerais bien savoir ce qu'il fait dans ce pays l'africain. Qu'il rentre chez lui avec ses idées panafricaines non ? L'activiste africain résident en France, si c'est pas magnifique ça, on aura tout vu punaise.

    Non mais vraiment ça me donne envie de vomir son amour de l'Afrique, et de le voir comparé le centre Afrique à la Chine faut arrêter de déconner.... Je serais chinois j'aurais pris ma tête dans mes mains et de prudes larmes couleraient le long de mes bras.

    "Et toi qui es de l’immigration, tu n’as pas de famille dans les hautes instances, ni d’émancipation par les études, parce qu’on a éradiqué tous les intellectuels en les foutant dans des Prisunic, à faire vigile avec bac+6" Lol bah voyons, des plans machiavéliques pour brider le génie africain, j'en étais sur.

    "Mais génétiquement, nous et nos parents, on vous a transmis, on a transmis à nos enfants, cette réalité : le racisme existe. Nous sommes un peuple comme les oiseaux : ils migrent, ils peuvent être ici, en Afrique, en Asie." Le misérabilisme d'un juif avec le qi d'un centre africain ça donne ça

    "un racisme viscéral, profond, contre les gens différents, issus de l’immigration. Ca doit cesser ! On fait partie du paysage, on a construit la France !" ON A CONSTRUIT LA FRANCE AHAHAHHAHAHAHAHHA TROP MARRANT PUTAIN

    Bon blague à part je comprends toujours pas ce qu'il fout en France si son combat c'est l'Afrique.

  2. Nicolas tout ce que tu montres avec ton com puant de racisme c est que tu as peur des Africains et des jeunes de quartiers. Et ben, tu veux que je te dises, les connards comme toi n ont pas fini d avoir peur ha ha ha ha ha.
    Dsl pour les fautes de ponctuation je suis en amerique latine je galere a m-adapter au clavier.
    Sinon sa fait vraiment plaisir de lire cet interview. ce type est lourd. je suis pas d accord a 100 pour cent avec tout ce qui dit, mais en tout ca c est quelqu un qui se bat dans le bon sens, contre les fachos, contre l imperialisme francais, pour les jeunes des quartiers, pour la liberation de l Afrique du joug ou elle se trouve. et il me fait trop plaisir quand il clash ce bouffon d alain soral. Big up!!!!

  3. Bonjour,
    Je viens de découvrir Jo Dalton dans une émission de Daniel Mermet. J'adhère à 1000% à ses propos.

    Je suis blanc, né de parents avec assez de thune pour "m'offrir" confort et sensibilité.
    Je reconnais les mecs biens des porcs comme Soral ou Cahuzac ou Hollande ou Marine très facilement dans mon quotidien.

    Je bouffe grâce à un boulot qui devrait être intelligent mais fait par une majorité d'enflures, je suis instituteur. Il y a de plus en plus de fachos déguisés dans ce métier...

    Et le racisme ET la discrimination par le pognon, elle est PARTOUT. Ce qui ne veut pas dire qu'on doive flinguer tous ceux qui ont un poil de blé à la fin du mois. Mais de temps à autre, un Cahuzac qui se prendrait une branlée, je parle d'une branlée physique, ça leur ferait du bien.

    Mon pays a bâti sa force sur le dos de la colonisation c'est-à-dire des peuples d'autres pays. Aujourd'hui il saigne ses propres citoyens. Il est condamné à devenir un pays pauvre. C'est triste à mes yeux mais ça remet les compteurs à zéro.

    Quand on se construit en détruisant il y a le retour de bâton.

    Vis heureux Jo Dalton! De la part d'un instit écoeuré mais résistant.

  4. Un grand moment de rigolade, cette interview. Entre les docteurs en physique qu'on a contraint à faire vigile dans les prisunic et Jérôme Cahuzac chef de la GUD (on dit LE GUD, preuve que M. Maradas-Nado maîtrise on sujet), on se gondole de rire. Il doit avoir des chaussures sacrément larges pour y mettre ses chevilles le mec !!

    C'est sûr qu'avec des intellectuels comme lui, l'Afrique va dominer le monde dans dix ans !! Enfin, bref, tout ça finira avec une balle entre les deux yeux consécutive à une "embrouille de cité", et ça ne fera même pas trois lignes dans les faits divers.

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