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Travis Scott : la preuve qu'on peut s’appeler Jacques et reussir dans le rap

Après vous avoir parlé de Big K.R.I.T, à la rédaction, on a décidé de s'arrêter sur une étoile montante de chez G.O.O.D Music, Travis Scott auteur de l'EP Owl Pharaoh.

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Upper Echelon

Travis Scott, de son vrai nom Jacques Webster, est natif de Houston. Il commença la production à 16 ans, ce qui le mena à intéresser Mike Dean. Il apprit beaucoup avec lui. Il décida alors de former plusieurs crews avec ses amis, pour finalement revenir à une autosuffisance musicale. C’est alors que T.I. tomba sur Lights (Love Sick) et le signa chez Grand Hustle. Un peu plus tard, ce fut Kanye West qui le prit sous son aile à travers Very G.O.O.D Beats. C’est de là qu’Owl Pharaoh est né.

Ce qui est assez choquant en écoutant les productions de Travis, c’est sa proximité musicale avec Kanye West, même avant sa rencontre avec lui. Mais il cultiva sa différence et fut choisi pour produire dans les albums de G.O.O.D. Music, Jay-Z, Kanye West, Wale et Pusha-T.

Owl Pharaoh

C’est alors que le 21 Mai dernier, il décida de sortir son premier projet abouti, Owl Pharaoh, un EP de 14 tracks qui fut acclamé par tous. Après tout, il amène à lui plusieurs featurings fruiteux tel que T.I., 2Chainz, Meek Mill, Wale et A$ap Ferg.
Ce qui est omniprésent dans cet album est que tout semble calibré pour éviter que l’auditeur s’ennuie. Travis a su alterné entre banger  à en décoller le tympan et production plus minimaliste, laissant place à un esprit plus mélodique.

Il n’hésite pas à mettre en place une intro composé de cris pour embrayer sur Bad Mood/Shit On You, une double musique laissant émaner son plaisir à rentrer des bruits d’animaux et des orgues dans ce qu’il produit. C’est alors que Travis fait un mix de ses deux labels, et de sa proximité avec Mike Dean pour faire Upper Echelon, le single de l’album en collab’ avec T.I. et 2Chainz. Ce banger entre dirty south et idée avant-gardiste fait monter la pression et la chaleur déjà étouffante de cet été.

Une interlude permet aux esprits de se calmer pour laisser place à A$ap Ferg et son flow agressif, mais loin d’être violent. Puis, extinction, plus rien. Soudain, on entend un sample d’une voix très aigu, une voix à assonance asiatique. Hell Of A Night commence. Une chanson qui commence doucement pour se développer au fur et à mesure des changements d’instruments.
Travis décide alors de reprendre une de ses productions acclamés, Blocka, faite pour Pusha-T, pour rapper dessus et la modifier à sa guise. Après tout, pourquoi se faire chier quand ça nous appartient. Cependant, il coupe court à l’énergie développée avec Naked, une interlude bien calme.
L’album reprend alors de plus bel avec deux tracks bien fat, Dance On The Moon et MIA, dont le dernier reprend ces voix très ragga que Travis adore mettre dans ses productions. Le dixième son, Drive, est à l’image de ta recherche désespérée sur les ondes radio d’une chanson audible dans ta vago pendant les bouchons sur le périph’.

Pour finir, les trois derniers tracks sont les plus violentes et les plus bordéliques. Celles qui  font headbanger tous tes potes en bas des blocks. Quintana et Bandz, respectivement en feat avec Wale et Meek Mill sont ces sons que tu laisseras toujours dans ta playlist de sons furieux.

Personnellement, j’ai adhéré du début à la fin à ce projet. On ne ressent aucun ennui à l’écouter en boucle puisque chaque chanson a son monde et est bien placée dans l’album. Freshman de cette année, Travis Scott a encore un bel avenir devant lui. Il n'est qu'à l'aube de sa carrière.

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