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Critique : Dragon Ball Z - Battle of Gods

Le speech

L’histoire se situe après la mort de Boo, avec le réveil de Lord Bills. Il est présenté comme le Dieu de la destruction et semble plus puissant que les Kaio. D’un point de vue cohérence vis-à-vis de la série, nous sommes dans la parfaite lignée de l’arc de Boo, avec la présence d’un ennemi directement liée à la mythologie des Kaio.

Ce Lord Bills est donc présenté comme le Dieu de la destruction, et comme étant le plus puissant des Dieux. C’est un Lord capricieux, qui se réveille après de longues périodes de sommeil pour détruire quelques planètes et étoiles avant de se coucher. Après un sommeil de 39 ans, il décide de régler le compte de Freezer, mais ses plans tombent à l’eau quand il apprend qu’il a déjà été tué par Son Goku.

Cela lui rappelle un rêve durant sa période de sommeil où un ennemi au nom de « Super Saiyan God » se manifesterait face à lui. Pour le rencontrer, il décide donc d’aller rendre visite aux derniers Saiyan sur Terre.

Le film étant disponible depuis deux jours sur la toile, nous n’allons pas aller plus loin dans l’histoire pour ne pas la spoiler, mais nous nous attendons évidemment à ce que Son Goku atteigne ce fameux niveau (et devienne donc un Dieu) et qu’un combat avec Lord Bills conclut ce film.

Un retour aux sources dans l’univers Toriyama

nekoAvant d’aller plus loin, il est important de préciser que l’auteur de ces lignes préfère Dr Slump à Dragon Ball. Cet aspect complètement décalé de la série représente pour moi tout l’univers de Toriyama. Je pense que la période la plus intéressante de Dragon Ball est la première partie (jusqu’au 23ème tournois des Art Martiaux). Passé ce moment-là, l’humour et l’univers de Toriyama ont été laissés au second plan au profit de combats, de combats et de … combats.

Alors, pour qui aime les combats dantesques, la déception est au rendez-vous. Chrono en main, il doit y avoir globalement dix minutes de baston. Pour un OAV d’1h30,  c’est très peu. Par contre, nous retrouvons avec plaisir une partie de l’humour originel du manga dans ce film.

Cela passe tout d’abord dans le chara design de Lord Bills (fortement critiqué au moment des teasers). Faire d’un chat à grandes oreilles un ennemi surpuissant est une très bonne trouvaille, et a servi à nous rappeler le one shot NekoMajin sorti il y a quelques années.

Ce virage est parfaitement assuré avec la bande de Pilaf qui revient pour essayer de s’approprier les Dragon Balls. Ce passage est, selon moi, le plus réussi du film et permet de retrouver une certaine ambiance humoristique. Cette dernière redonne une crédibilité au titre de la série car les Dragon Balls étaient devenus de plus en plus anecdotiques.

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Points noirs

vegpedQuelques points font que le plaisir n’est pas total dans ce film. Comme dit plus haut, le manque de baston risque d’en rebuter plus d’un. Nous sommes loin des OAV comme Broly ou L’attaque des cyborg ou ça fight pendant 80% du film.  Le vrai affront est le traitement de Végéta.

C’est clairement le personnage qui souffre le plus des délires de la Toei Animation depuis des années. Après avoir subi le look « cuir-moustache » dans Dragon Ball GT, le choix est fait de lui enlever toute fierté. Ici, Végéta va donc se mettre à tout faire pour éviter le courroux de Lord Bills,  quitte à passer pour un bouffon :

Un moment réellement affligeant qui amènera cette réflexion légitime posée par Teobaldo du Blavog :

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Le dernier aspect, qui est sûrement le plus important, concerne la transformation de San Goku au fameux « Super Saiyan God ». Ce qui lui permet d’être de fait l’égal des Kaio, une sorte de Dieu Saiyan. Sur le chara design, cette transformation est pour moi une réussite. Elle enterre définitivement l’espèce d’immondice nommée SS4 dans Dragon Ball GT. La véritable déception réside dans la méthode que Son Goku doit employer pour atteindre ce mode.

Sans spoiler ce film, je peux vous dire que c’est assez proche de >cette scène honteuse :

Vers une reprise de la série ?

Comme vous le savez, nous nous interrogeons sur la direction que pourrait prendre la série en cas de suite.  A l’heure actuelle, nous ne savons pas si la série aura réellement une suite,  ni sous quelle forme. Mais la fin du film laisse la porte ouverte à cette éventualité. Nous découvrons la présence de douze univers dans le monde, avec onze autres Dieux du niveau de Lord Bills. De plus, le scénario, malgré quelques incohérences, prend la suite logique de l’arc de Boo (contrairement à DB GT), ce qui peut laisser libre court à une suite. Mais au vue des différents OAV sortis depuis l’arrêt de la série en 1995, est-ce vraiment souhaitable ?

 

Au final, je m’attendais vraiment à une purge qui se contentera de faire du Fan Service, mais l’implication de Toriyama dans ce film a permis de sauver les meubles et d’y apporter une touche de « back to basics ».



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