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Maxo Kream : Home-jackeur de la Kream Clicc

« I know I'm Christ but I got the Devil in me » - Maxo Kream.

1« Nous dévalisions des maisons ! » raconte Maxo « Une fois, un des gars avait sa maison bourrée de chaussures, toutes à ma taille. Bref, on était des gros amateurs de sneakers ! Au début, on s'est appelé KREAM Clicc – KREAM signifie Kicks Rules Everything Around Me»

Le houstonien de 23 ans Maxo Kream ne se rappelle pas combien de fois il a répété cette scène de home-jacking dans la vraie vie avant de la tourner (entouré des jack boys de la Kream Clicc) pour la postérité dans le clip de « LEWINSKY », particule de Quicc Strikes (2013) qui surfe sur la harangue politique. Ici, Maxo déblatère sur son dégoût profond envers le système judiciaire sudiste qui a transformé la machine carcérale en une industrie lucrative (la Louisiane est championne du monde en la matière avec plus de 40 000 détenus – 1 Noir sur 7 est actuellement en prison). Et il n'y va pas avec le dos de la cuillère : « FUCK THE PROCESCUTER, FUCK THE D.E.A, MOTHERFUCK'D THE JUDGE, I'LL SPRAY HIM WITH MAZE, MOTHERFUCK'D THE BALLOP, I'LL PUT MOTHERFUCKING BULLET IN HIS FACE AND WHEN I GO COURT MAKE SURE PLAY THIS TAPE. »  … Mais Maxo est aussi capable de faire dans la métaphore et autres paraboles cocaïnées lorsqu'il s'agit de passer à la moulinette les icônes controversées de la bonne société blanche américaine -- l'humoriste Bob Saget, Monica « Cigar » Lewinsky ou Joey Buttafuoco, l'amant d'Amy Fisher, une mineure de 17 ans qui a tenté d'assassiner sa rivale - la femme de Joey -- tous sacrifiés sur le Golgotha de la moribonde doctrine G.
Nul doute que le rap l'a dispensé d'interminables années de zozon à Maxo, voire d'une mort certaine, habituel karma du homejackeur en panne d'inspiration qui finira bien par rencontrer un locataire qui l'abattra dans le dos et lui évitera de se présenter devant ce juge à la fois cocu, raciste et froid comme le paddock du cachot.

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A entendre le « cloudy mix un brin syrupé » de Quiccstrike bâti à la truelle par A$ap Mob, qui pouvait affirmer jusqu'alors que le nouveau venu Maxo Kream était de Houston ? Désormais, ses producteurs seront du Nord, de l'Est du pays, voire d'ailleurs ... D'une certaine façon, Maxo c'est « Chocolate » Tintin chez les Soviets ... Même s'il partage quelques joutes avec ses homies Doughbeezy alias Tha South East Beast et Lindo Cartel sur « Invisible Tops » (ci-dessus), Maxo a décidé de s'attaquer à l'immuable « Régime Totalitaire Screw » de sa ville natale. Pour cela, il a franchi la Red River, Rubicon texan aux eaux aussi pourpres que le sizzurp, parcourant le pays US d'un pôle à l'autre, à la recherche d'une esthétique rap moderne censée convenir à son flow naissant, sa culture de la rue et ses grandes ambitions.
Comme ce titre de la rappeuse Raven Sorvino où il retrouve A$ton Matthews, ancien membre des Bloods de L.A. devenu MC après avoir essuyé une rafale, avec qui il partage une certaine street credibility.

Ultime fait d'armes : la première partie de la tournée nationale de l'ex-moine trapiste Chief Keef devenu en peu de temps vendeur VRP chez Brick Squad / Interscope records. Bref, à suivre à la trace le petit Maxo ...

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