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10 bonnes raisons d'écouter Red Business

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1. Les punchlines

La principale force d'Escobar, ça a toujours été cette capacité impressionnante à enchainer les punchlines sans jamais donner l'impression de forcer. Red Business ne déroge pas à la règle, et pas un seul couplet ne se termine sans claquer au moins deux-trois fois l'auditeur. Florilège :

La fellation te rabaisse ? Monte sur un tabouret

 

L'homme qui valait 3 milliards de punchlines, Black Steve Austin

 

La belle et la bête, c'est une histoire de zoophile

 

Si t'as encore rien vu c'est normal, c'est que ton oeil au beurre noir n'est pas guéri

 

Tu vas tellement me manger dans la main que tu vas prendre du poids

 

On m'a dit "Macson, on t'entend plus, papa" ! J'ai répondu qu'un fauve qui part en chasse ne rugit pas.

 

Je méprise les blancs qui se prennent pour des noirs, les noirs qui se prennent pour des arabes, les arabes qui se prennent pour des juifs, et les juifs qui se prennent pour Dieu

 

T'es aussi fiable qu'une prothèse PIP

 

J'évite le ridicule comme une sextape avec Roselyne Bachelot

 

La France c'est comme les toilettes turques : si t'as pas de papiers, t'es dans la merde

 

Les hommes, comme les poissons, sont guidés par leurs queues

2. Parce qu'il y a trop longtemps qu'on attend un projet complet d'Escobar Macson

2006 : Résurrection, street-CD compilant 8 années d'apparitions diverses de Tony Bamboula. 27 titres éparses, des freestyles, des interludes ... un projet de qualité, mais trop délayé pour être considéré comme une carte de visite solide. 2008 : Vendetta, Street-CD dans la même veine, compilant apparitions et featurings. 2010 : Bestial ... un best-of.

En somme : une discographie trop éparpillée, sans véritable projet-référence. on avait jamais entendu Escobar Macson sur un projet complet et dense, seul du début à la fin, avec uniquement des inédits crées pour l'occasion.

3. Pour entendre Escobar rapper en lingala

Escobar Macson surprend son monde en posant un morceau entier en lingala, Malewa Hustler. Alors forcément, quand on comprend pas le lingala, c'est pas l’événement de l'année ... mais d'une part, la prod vaut à elle seule le détour, et de deux, il est véritablement intéressant pour l'oreille d'entendre un même flow, des mêmes intonations, mais avec un accent différent.

4. Pour découvrir R.A.N.I à la prod

On connaissait R.A.N.I énervé derrière le micro, on le découvre ici en beatmaker talentueux, servant Escobar mieux que personne, notamment sur la prod hyper lourde de Makila Mizik. Il n'est pas le seul, évidemment, Guilty le toulousain, par exemple, fait admirablement bien le taff sur Heavyweight.

5. Pour entendre Escobar faire du rap conscient

Escobar Macson, l'homme à la tronçonneuse, le maniaque de l'amputation ... te conseille de bien bosser à l'école. C'est étonnant, ça pourrait même paraitre un brin démago, mais ça a le mérite de sortir des clichés du personnage, que l'on a toujours connu violent mic en main.

6. Pour les subli à 45 scientific

Parce que parfois, une petite subli discrètement placée, c'est beaucoup plus intéressant qu'un name-dropping grossier.

"Toute ma reconnaissance à ces personnes dans l'impasse (rires en arrière plan)"

"La musique, un milieu de requins, d'orques, d'épaulards ... voici le monstre du Loch Ness, connard"

"On prie mais pour sortir de l'impasse, on devient des sales menteurs"

7. Parce que c'est une excellente mise en bouche avant l'album

Red Business est censé être un prélude à l'album "Dernier hold-up". Un EP pour revenir dans le jeu, prouver qu'Escobar est toujours là, qu'il a largement le niveau pour tenir tête aux têtes d'affiche du moment. L'album "presque terminé", devrait, d'après ce que l'artiste nous confiait en interview il y a quelques mois, être suivi par un second album, L'esprit de clan. Trois projets complètement inédits : ça valait le coup de patienter.

8. Parce qu'Enfer et Paradis est au moins aussi bon que Paradis ou Enfer de Kaaris

Hassoul, à toi de juger :

9. Parce qu'il n'est pas pas dans la tendance, ni dans le turfu

Le trap-music, l'autotune, les refrains chantonnés, tout ça, c'est très bien. Mais revenir un peu à l'essentiel, ça ne fait pas de mal non plus : un beat, un micro, zéro artifice. Pas d'inspirations venues de Chiraq, pas de rimes en hashtag, pas de syrup violine. Juste Escobar et sa patate de gorille.

10. Parce que c'est quasiment un album.

Le mec fait dans l'obèse : un EP neuf titres, sans la moindre interlude, avec des morceaux aussi lourds que Tony Bamboula, Enfer et Paradis, ou Heavyweight. En gros, il aurait suffit à Escobar d'ajouter deux inédits, deux interludes, et une outro, et il pouvait vendre Red Business comme un album. Sauf qu'il n'a pas voulu se foutre de notre gueule avec du remplissage, et qu'il préfère nous offrir un EP dense, complet et de qualité plutôt qu'un album un peu plus léger.

2 thoughts on “10 bonnes raisons d'écouter Red Business

  1. Merde, vous devriez faire ces articles sous forme de magazine qu'on pourrai emmener partout, sa serai bien plus pratique. En tout cas continuez comme sa c'est juste énorme !!

  2. j'ai pas vraiment écouté l'album et j'aime bien esco, mais le peu que j'ai entendu et les punchlines citées en exemple me font un peu craindre la "flunchline" ...

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