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Noël au ballon ... Pâques à Houston !

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Noël. Joyeux Noël... en prison. Qui se rappelle de Knowledge Born Allah, MC du Lifers Group, un collectif de prisonniers rappeurs cumulant des peines de plus de 25 ans ? Knowledge a connu les pires règles de la vie pénitentiaire. Selon lui, se la raconter, c'est bien... Parler en toute connaissance de cause, c'est nettement mieux. Discréditer les grandes stars du gangsta rap comme N.W.A., dixit : « Tu n’as jamais été en prison, tu n’en as jamais vu une. Merde à N.W.A. ! Range ton pistolet à eau ! » beaucoup en ont rêvé, Knowledge l'a fait.
La prison, c'est comme le Dirty South, tout le monde en parle, rares sont ceux qui y ont foutu les pieds. Bon, pas la peine de refaire un dessin, le Sud de l'Amérique c'est la Centrafrique, le Nicaragua, en gros, ça tombe comme à Gravelotte, ça encellule à tour de bras. Étudier l'histoire de la « jailhouse » US et oublier les diverses descriptions qu'en a fait le hip hop est une carence injustifiable.
A Houston comme partout ailleurs, la prison est la case qu'il faut à tout prix éviter dans le Life/Monopoly Game. Une sale histoire qui ne date pas d'aujourd'hui, les plaintes parlant de Big Brazos et Sugarland résonnent encore dans ces chiourmes visitées jadis par les bluesmen.
En 1935, Shorty George de Leadbelly racontait cela : « Ils m'ont infligé une condamnation à vie / Au pénitencier de Sugarland / Mon Dieu, certains ont pris six mois / D’autres deux ou trois ans / Trop de bons gars passent leur vie ici. »

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Convicts : « Penitentiary Blues »

noel3La pochette explique beaucoup de choses, pourtant c'est bien Big Mike qu'il faut écouter relater sa propre expérience pénitentiaire. D'après lui, le manque de nicotine, la privation de sexe et la malnutrition prennent une ampleur significative en zonzon. Pourtant Mike ne s'arrête pas là. Il observe le sort des victimes de violences au cours de leur enfance, les violés devenus violeurs etc,  s'attardant notamment sur un jeunot au nom de Buck qui va se coltiner 50 piges. Certes, Penitentiary Blues date de 1991 mais dépeint avec force et détails les inconvénients de la vie pénitentiaire, là où il n'est pas bon de se baisser quand on est sous la douche...

D of Trinity Garden Cartel : « Niggaz Say, Niggaz Do. »

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noel5Darrell « D » William alias D of Trinity Garden Cartel a eu son heure de gloire chez Rap-a-Lot avec le crew éponyme, notamment lors du procès retentissant que des (vrais) flics imposèrent au label texan après la publication de la pochette de Don't Blame It On Da Music (1994) discréditant leur profession.

Trop vite écourtée, sa carrière en solo comporte Game Done Changed (1995), Straight Texas Hoodlum muni du prémonitoire « Sittin In My Cell » (1995) et I Love N.I.G.G.A.Z. (1997). Seulement, jamais D n'a adhéré au ralentissement prôné par le Screw Movement.,  préférant continuer à rapper comme il vivait, c'est à dire à deux cent à l'heure. Un jour, il a dégainé, riposté et a tué quelqu'un. Terrible erreur qui se paye cash quand tu es noir et que tu n'es pas fils de. A partir de là, ils lui ont ôté son permis de rapper à D, via un châtiment de 25 Noëls, pas moins.

E.S.G. : « Money & Power. »

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Autant le monde est froid, autant la prison est polaire. En conséquence, un homme libre averti en vaut des dizaines dans le hood. Se tenir à carreau ? Mhh, faut voir... La vie est une salope. Les murs en brique ont des oreilles, les balances te font plonger pour un Benjamin. En l'an 2000, E.S.G. usait de l'intimidation, laquelle doit clairement palier à toutes déconvenues. En substance, Money And Power prodiguait un vrai conseil d' «ami » à celui ou ceux qui seraient tenté d'avertir les Fédéraux !
« If you scream to the FED's, put a beam on your head / My beam ain't scared, kidnap your nieces / You can find 'em in the Gulf, sharks eating they pieces . »

Geto Boys : «  G-Code »

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Certains MC's qui ont eu à faire à l'exigence pathologique de DJ Screw racontent que ce dernier se plantait devant toi, à quelques millimètres de ta figure, te fixait dans les yeux, t'inspectait, te calculait, te reniflait... Survenait ce moment assez angoissant où tu te demandais s'il allait te palper les glaouis le Maître syrupé. Non, absolument rien de sexuel dans cette parade glamoureuse. C'est juste qu'avant de t'intégrer dans la Screwed Up Click. DJ Screw voulait vérifier si chaque pore de ta peau suait la vérité, ou plus exactement si la putain de semence qui allait gicler de ta bouche aurifiée n'était pas du Nestlé en boîte, de la branlette pour « petits Blancs »...
Pas la peine de leur palper les glaouis aux Geto Boys pour savoir que chacune de leurs rimes applique le défunt G-Code (2005).
« These motherfuckers look at me like I'm a slanger / Makin threats to my family, dawg I'm in danger / Who do you call when these agents want you dead / And they hit these penetentiaries and niggaz make a pledge  »

K-Rino : « The Blood Doctrine »

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Non, K-Rino n'est pas à proprement parler un joyeux drille, loin s'en faut. Le fondateur de South Park Coalition continue à faire ce qu'il a toujours fait tout au long de sa prolifique carrière : unir les talents de Houston ajouté à une sérieuse et introspective réflexion sur la vie. Bon, ici dans The Blood Doctrine (2008) tout y passe... la drogue, Satan, Dieu, Obama, les prophéties douteuses, la manipulation, le mensonge, l'argent, la prison etc...
Aucun doute là-dessus, l'homme est éminemment religieux, spirituel, habité par le désir d'informer, d'éduquer, de clarifier... Les quatre pôles de la ville lui doivent beaucoup !
« My tainted mind is dizzy, And now it seems every time I need a sign where is he? / Called God but his line was busy / We in and out of prison, trying to make our living / In an unforgiving system that's money and power driven / The conditions seems immutable, A plethora of wakes and funerals. »

Pharoah : « Rock, Rock A Bird (Chopped & Screwed) »

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Darrel « Pharoah » Burton a été condamné à 55 ans de prison pour avoir séquestré et attenté à la vie d'une femme de 55 ans au moyen d'une arme alors qu'il était défoncé au PCP. Faut dire qu'il y a un petit moment qu'il avait fondu les plombs le Pharaon de Houston, et pas qu'un peu. Recueilli lors du procès, le témoignage d'une ex-petite amie racontait ceci : « Il y a un moment qu'il tuait mes chiens, et les ouvrait pour en extraire des micros. Il pensait que le FBI et la CIA les plaçaient à l'intérieur de leurs corps ! »
En 2007, au bout de 7 ans d'incarcération, jugé schizophrène, le membre de Street Military était selon un psychiatre apte à reprendre une vie normale... à deux conditions : ne pas s'approcher de la famille de la victime, mais aussi des animaux !
Malgré des nouvelles rassurantes de KB Da Kidnappa & Lil Flea, ses deux compères du Military crew, il serait toujours encellulé mais désirerait rapper à nouveau en communicant avec eux à l'aide d'un téléphone portable.
Un seul problème, le système pénitentiaire texan autorise l'emploi du téléphone une seule fois tous les trois mois … Screw thing for him !

#FREE PHAROAH  #FREE « D » of TRINITY GARDEN CARTEL



  • 2 thoughts on “Noël au ballon ... Pâques à Houston !

    1. Attend je vais verser une larmes pour ces fils de pute de pointeurs et meurtiers haha sheeeeeeeeeeeeeeeeehhhhhhhhhhhhhh pour eux j'espere qu'ils creveront en cellule haha

    2. HoHo"Une larme sans S"
      On s'en branle de ta vie de pécore. Personne t'as demander de chialer comme une madeleine. On peut faire un truc pour toi, file nous ton adresse, qu'on t'envoie une boîte de kleenex, simple,premier prix, comme le pq en prison, faut pas déconner non plus...

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