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Mobsters, flambeurs et autres gangsters du rap-game (6) : les gangs de Miami des 90's.

 

 

Don King,  Richard « Convertible Burt » Simmons & Mike Tyson
Don King, Richard « Convertible Burt » Simmons & Mike Tyson

C'est dans les quartiers comme Overtown, Liberty City, Opa Locka, Little Haïti, Lil' River et Carol City qu'une guérilla sans fin pour accéder au rêve américain s'est développée aux débuts de années 90. Là, comme un peu partout dans le pays, les jeunes floridiens défient la paix sociale en menant une guerre de la drogue sans merci. Autant dire qu'à cette époque la beef était partout. Même si certains n'avaient pas enclenché le truc ou faisaient tout pour l'éviter, tôt ou tard ils s'y retrouvaient les deux pieds dedans. C'était quelque part comme un phénomène d'aspiration inéluctable, un tourbillon de violence qui a rayé de la carte des brouettes entières de soldats de la rue. Bon, rien à voir avec Grand Theft Auto, cette merde qu'on explore, peinard, le cul posé dans son fauteuil moelleux. Ici, dans le Sud de la Floride, au cœur de la périphérie noire, là où les émigrés haïtiens agitent le vaudou, c'était la vraie vie. Si vous n'avez jamais entendu parler des Vonda’s Gang d'Overtown,  Zoe Pound de Fort Pierce, John Does de Liberty City ou Boobie Boys et Thomas Family de Carol City, c'est que vous n'avez jamais décortiqué les lyrics de la montagne de saindoux de Carol City, Rick « Rozay » Ross. Je vous rassure, ces illustres gangs locaux n'ont strictement rien inventé. Une légende comme Isaac « Big Ike » Hicks a déjà construit un empire local de la drogue à Dade County dans les années 80. Pour les rookies du drug game, ne restait qu'à suivre le chemin escarpé de la criminalité déjà tracé par l'oncle Ike et savoir éviter les bastos.
Rick Ross, quant à lui, les a tous béatifié dans chacune de ses chansons, leur a rendu hommage dans le DVD « M.I.Yayo : The Movie », faisant bien entendu de lui un des maîtres incontesté du « coke rap ».

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Car ce n'est plus un secret pour personne. De Pablo Noriega à Larry Hoover, en passant par Big Meech Flenory, Rick « Rozay » Ross a sucé tous les grands dealers de coke et gangsters notoires de la planète.
Dixit l'intro Trilla de l'album Port of Miami qui date de 2008 : « Shout out to Larry Hoover, Shout out to Big Meech / Shout out to Bunky Brown, Shout out to Kenny Williams. Shout out to E-4. Shout out to Fish Grease / Shout out to Falcon, Shout out to Big Ba / Shout out to John Doe - The hole Lynch Mob (…) Shout out to Boobie Boys, young drug dealers... »
Lustrage de « pivot de la joie » qui s'éternise dans Hustlin où Rick Rozay Ross vend de la drogue à la manière de Richard « Convertible Burt » Simmons, mentor de Kenneth « Boobie » Williams, lui-même mentor des Boobies Boys de Miyayo : « I touch work like I'm Convertible Burt / I got distribution, so I'm converting the work. »
Sortez vos mouchoirs. Toujours dans Hustlin, l'arrestation du leader déchu « Boobie » Williams y est perçue par Ross comme un immense et insurmontable chagrin : « … when they snatched Black [Boobie], I cried a 100 nights, he got a 100 bodies, serving a 100 lifes. »

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Les dictionnaires définissent le crime de la sorte : infractions graves aux lois politiques religieuses et sociales. Du coup pour le public lambda « Boobie » Williams n'est rien d'autre qu'un énième trafiquant de drogue avec un fort penchant meurtrier... Mais pour Rick Ross il est tout autre chose. En vérité, Williams est son modèle et demeurera à jamais son principal inspirateur en ce qui concerne le concept rap qui l'a hissé tout en haut de charts nationaux. « Pour moi Boobie est au Carol City Cartel, ce que Larry Hoover était aux Gangster Disciples » explique -t-il .
Sachez qu'avant d'être appréhendé par le FBI et enfermé à perpète, « Bobbie » n'était pas un énième cave du drug game. Il est le fondateur du Carol City Cartel, c'est à dire un serpent venimeux à la tête d'un empire de la drogue estimé à 85 millions de dollars qui a alimenté plus de 25 villes de la Floride (cf. 12 États) pendant pas moins de quinze ans moyennant 5 tonnes de cocaïne importée de Panama et différentes îles caribéennes. Car un jour « Boobie » a pris conscience de l'atrocité du déterminisme social dans lequel il était englué. Du coup, pour se libérer, lui et son Cartel ne pouvaient le faire que par le crime. La police le soupçonne d'avoir pris part à pas moins de 130 homicides.

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The Boobie Boys : Des modèles, des mentors du hood... bref, des légendes.
« Le mec qui m'a mis dans le jeu de musique est Boobie. Ma musique touche à son mode de vie. Boobie a aidé beaucoup de gens dans le hood et a inspiré beaucoup de choses positives. L'inconvénient est qu'il a été accusé de plus de 100 homicides et de la gestion d'un trafic de drogue plusieurs millions de dollars » a expliqué Rick Ross, confirmant son  affiliation avec « Boobie ». « Le truc dont je parle est réel. La drogue est réelle. Le truc concernant les armes à feu est officiel. Regardez Kenneth « Boobie » Williams, regardez d'où il vient. Ce n'est pas rien d'en être fier. J'ai été témoin. Les négros faisaient leur truc. Je ne faisais que regarder. J'étais un fan du game. Je m'asseyais sur le porche et regardais les Cadillacs passer ! »

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Accusé à un moment donné de mythomanie, puis un brin secoué par l'afflux des attaques, Rick Ross a toujours su répondre présent en ce qui concerne les hommages aux kingpins. Par exemple, il n'invente rien en ce qui concerne la flambe de « Boobie ». En fait, c'est une véritable caverne d'Ali Baba que ce dernier trimbale sur lui quand il déambule dans le hood. Faut savoir que le bling, sorte de miroir aux alouettes qui attire les regards les plus chastes, « Boobie » en a plein les fouilles, autour du cou aussi. Il est aussi dans le trip « OG swangers », le même qui se développe à Houston par l'intermédiaire des rappeurs. A son apogée, il s'habille en Gucci, s'envoie du Moët au prestigieux Delano Hotel, porte sur lui des diamants roses 8 carats, conduit au hasard des envies, Cadillac, Lexus Coupé, Porshe Carrera voire une Chevy Impala 73 blanche ivoire avec intérieur en cuir immaculé et vitres teintées afin d'éviter d'attirer l’œil des poulets et autres carjackers. La barrique Ross n'invente rien non plus quant à sa cruauté, car « Boobie » a été aussi impitoyable que le fut son entreprise criminelle. Lui et sa bande ont créé une vague de terreur rarement perçue à Miami tout au long des années 1990. Décennie régentée par les Boobie Boys et autre Vonda's Gang qui est un moment assez effrayant pour la communauté. Faut savoir que pour la discrétion les gars pouvaient repasser. De toute façon la discrétion était le dernier de leurs soucis. Pour eux, l'important était de mettre les gangs rivaux sous l’éteignoir afin de contrôler la rue chaude et d'en tirer les meilleurs bénéfices. Le problème, c'est que des innocents mouraient. Les gars arrosaient copieusement concurrents mais aussi passants et touristes avec leurs AK-47. Enfin, une fois les faits accomplis, ils partaient sans se retourner, laissant invariablement les flics se briser les reins quand était venu le moment de ramasser leurs douilles.

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Œil pour œil...
A cet instant précis, c'est quotidiennement que rafales de fusils d'assauts et «  Miami bass » s'accouplent dans une étreinte à la fois compulsive et macabre, trahissant la quiétude des nuits étoilées du sud de la Floride. Étoilé comme ce trou de balle de shérif de la Metro Dade Police qui passe la moitié de son temps à identifier des corps aussi froids que celui du dénommé Ankey du Thomas Gang qui a balancé quelques pruneaux bien mûrs sur « Boobie » et ses associés avant que ceux-ci lui retournent l'offrande. De leurs côtés, Fat Wayne et Efrain « E-4 » Casado se sont chargés de tuer Willie Jetier qui, dans un dernier soupir, bafouille leurs blazes avant de trépasser en 1991.
En cette fin d'année 1992, jour de Noël assez morose pour James Powel qui est descendu dans le dos – par Santa « Gangsta » Claus (?) – Généralement, ça se passe comme ça : E-4 conduit le bolide pendant que les joyeux drilles que sont Plex, Fat Wayne ou Chico défouraillent sur la cible mouvante. Quand ils ne liquident pas autrui, les Boobie Boys sont en train de créer à grande allure un axe de vente de cocaïne concernant l'entière Côte Est.

En 1994, le mot d'ordre est d'éliminer tout individu qui a de prêt ou de loin un rapport avec la Thomas Family. Imaginez une seule seconde le chantier !
C'est à bord d'Impala et Delta 88 que les Boobie Boys poursuivent Walter « Fatso » Betterson et Derrick « Hollywood » Harris dans leur propre quartier jusqu'à ce que morts s'ensuivent. Cette fois-ci, c'est au tour de « Boobie » et de Leonard « Bo » Brown d'être identifiés comme les tireurs, mais la police a toujours autant de mal à les appréhender car les tueurs cachent leurs visages à l'aide de masques de ski ou de hockey et autres cagoules.
Le brouhaha généré par les médias pousse la police à se bouger le cul. Seulement, le jour où elle décide d'appréhender Corey « Fishgrease » Mucherson des Boobie Boys pour lui tirer les vers du nez et rassurer l'opinion aux abois, ce dernier est abattu avant d'avoir pu être entendu.

 

 

Kenneth « Boobie » Williams
Kenneth « Boobie » Williams

Rarement la guerre des gangs impliquant les Boobie Boys et les différents gangs a été évoqué jusqu'à cette récente enquête sur la violence à Miami dans les années 1990, temps cruciaux où certaines légendes de la rue sont en train de naître sous une grêle de coups de feu. Ces investigations ont révélé qu'une certaine reine de la drogue nommée Avonda « Black Girl » Dowling a tenu tête à la puissance dévastatrice des Boobie Boys. Cheftaine du précité Vonda's Gang, Avonda Dowling a pourtant été au centre du business de la drogue à Miami pendant plus de 15 ans. Une question se pose, comment a-t-elle pu échapper aux moindres soupçons pendant toutes ces années? Surtout qu'elle a engrangé plusieurs millions de dollars en vendant à la fois crack, héroïne, herbe et cocaïne, tout cela en tuant des dizaines de concurrents, statut de criminelle au moins équivalent à celui de Kenneth « Boobie » Williams.

 

 

Avonda
Avonda

Avonda Dowling featuring « Rah-Rah », ou quand la guerre fait rage.
Beaucoup ont été surpris d'apprendre qu'une femme dirigeait l'un des gangs de la drogue les plus actifs à Miami. Autant dire que sa féminité n'a jamais entravé ses rêves de pouvoir et d'argent. Il est dit que les gens du milieu la respectaient et la craignaient. Discrète et efficace, elle était redoutée pour sa dangerosité si bien que quand les gars de son gang étaient coffrés et interrogés par les cognes, jamais rien ne filtrait.

Afin de s'élever dans la hiérarchie locale du banditisme, Avonda s'est d'abord éprise d'un éminent gangster de Miami nommé Bunky Brown. A partir de là, elle grimpe quatre à quatre les marches de l'organisation. Le jour où Bunky est emprisonné, Avonda prend en main le gang. En 2003, l'un des ses principaux lieutenants, Jamal « Pookalotta » Brown, avouera aux enquêteurs que dans le courant de l'année 1994 un haïtien du nom de Tony enseigne à Avonda comment transformer la cocaïne en crack. Après quelques expérimentations, elle est capable de tambouiller la coco et de confectionner les paquets dans les différents appartements qu'elle loue.
Elle est épaulée par l'homme des basses œuvres, un certain Robert Lee « Rah-Rah » Sawyer, l'exécuteur en personne du gang d'Overtown alias Colored Town. En 1986, Avonda a payé 10 000 dollars et un demi kilo de cocaïne pour que « Rah-Rah » tue le dealer Michael McBride qui vend une came de bien meilleure qualité à un prix modique. C'est le début d'une longue et barbare co-entreprise.
En juillet de la même année, c'est en temps que criminel fugitif que « Rah-Rah » est arrêté alors qu'il attend un ami à l'aéroport international de Washington Dulles. Il passe une année en prison et est relâché.

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Les dossiers judiciaires indiquent que la relation meurtrière à trois s'oriente vers un face à face inévitable entre Boobies Boys et Vonda's Gang. En 1989, peu de temps après les meurtres de Wallace Fortner, de Willie « Stinker » Geter et de E, « Rah-Rah » a décidé de s'inviter à la fête de Noël des Boobie Boys pour les venger. Il s'embarque pour une expédition punitive, repère un des lieutenants de « Boobie » et tente de le tuer, mais le lieutenant survit. Échec cuisant qui pousse « Rah-Rah » à reporter son déchaînement  meurtrier sur Marvin Rogers. Cette fois-ci, il ne rate pas le Boobie Boy à l'origine de la guerre intestine avec le Thomas Gang.

Autre fait marquant. Lors d'une course-poursuite en voiture en 1997, « Boobie » Williams et son complice E-4 sont pris par la police munis de fusils d'assaut, des vêtements de camouflage et des gilets pare-balles. Des révélations tardives diront qu'ils étaient en passe de tuer « Rah-Rah ». Toujours ces preuves manquantes... ils sont relâchés.
En septembre 1997, il est grièvement blessé alors qu'il voyage vers le nord sur la I-95 et est transporté à l'hôpital. Alité, « Rah-Rah » apprend par sa femme venue lui rendre visite, qu'elle a repéré deux membres des Boobie Boys dans l'ascenseur de l'hôpital. Ceux-ci papotaient sur la façon de le liquider. Heureusement pour « Rah-Rah », rien ne se passe.

Le 31 Décembre 1997, « Rah-Rah » repère le Boobie Boy dénommé Rogers debout à côté de sa voiture, en train de parler sur son téléphone cellulaire. Cette fois-ci, « Pookalotta » Brown est au volant, « Rah-Rah » et Bam sont ses passagers. Aussitôt dit, aussitôt fait. « Rah-Rah » et Bam sortent leurs AK-47, puis tuent Rodgers avant de laisser leurs armes et de s'enfuir.
Le lendemain, en représailles à l’assassinat de Rogers, « Pookalotta » est blessé au cou. En fin de compte, la fusillade a paralysé « Pookalotta », l'installant cette fois-ci au volant d'un fauteuil roulant aux jantes alu .

En 1998, des membres des Boobie Boys parviennent enfin à saupoudrer « Rah-Rah » à partir de leur voiture, mais la bonne étoile veille encore sur le miraculé « Rah-Rah » qui survit au guet-apens. Véritable soldat de la rue « Rah-Rah » a été maintes fois ciblé par les Boobie Boys. Tous savaient qu'il était la force vive du Vonda's gang, du coup ils n'ont cessé de concentrer leurs efforts pour le descendre, en vain.

Rédemption pour « Bo » Brown des Boobie Boys devenu écrivain. [ici, avec sa femme]
Rédemption pour « Bo » Brown des Boobie Boys devenu écrivain. [ici, avec sa femme]

Fin de l'entente cordiale entre flics & drug Lords de Miyayo...

Plex
Plex

En 1995, les meurtres du dealer Otis Green, de sa femme et de leur fils est une fois de plus attribué au trio diabolique E-4, Fat Wayne et Plex. Hormis le nouveau tatouage rédempteur de Plex représentant un crucifix avec un garçonnet priant sur une tombe où est écrit « Dear Lord, can you save me ? », aucun élément ne peut les confondre.

Autant Arthur « Plex » Pless est un dude particulièrement froid et violent, autant il y a un cœur de MC qui bat la chamade quand il s'agit de balancer quelques rimes bien vécues sur le label Badland Records de Miami. Ne lui en déplaise, les Feds le considèrent à juste titre beaucoup plus comme un gangsta qu'un gangsta rappeur. Pourtant il est tout le contraire de ces MC's qui rappent la pseudo vente d'un pseudo bourrin bien à l'abri sous le parapluie doré de leurs labels respectifs. Depuis, condamné à perpétuité, Plex a écrit Boo Baby: The Secret of Sweet Donnie Mac, polar urbain inspiré par la vie trépidante de ses héros gangsters de Miami.

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Revenons à nos noirs moutons. La guerre de la drogue fait rage à Miami. Les Boobies Boys sont continuellement sous la pression des gangs rivaux et orchestrent ce bain de sang depuis près de dix ans. Successivement, ils ont guerroyé avec la Thomas Family au début de 90's, ont salement charcuté les soldats du Vonda 's Gang au milieu de la décennie, c'est désormais les marlous du John Does Gang qu'ils doivent défier en cette année 1997.

En 1999, Kenneth « Boobie » Williams n'est pas encore devenu une légende chez les rappeurs étiquetés gangsta. Il est un gangster underground, n'empêche qu'on le trouve en caractère gras sur la liste America's Most Wanted de 1999 dressée par le FBI. Normal, « Boobie » est en cavale, donc considéré comme fugitif. On a mis en place l'Opération « Booby Trap ». Sa tête est mise à prix. Autant dire que ses jours de règne ne sont visibles que dans le rétroviseur de son Impala blanche.
Jusque là imprenable, « Boobie » va voir sa liberté d'agir et son impunité partir en fumée. Sa chevauchée sauvage de baron de la drogue est brutalement stoppée par les Feds qui l'observe depuis des mois et attendent la moindre occasion pour le coincer. Le 17 mai 1999, seul et sans armes, « Boobie » est au volant d'un pick-up Ford qu'il conduit sous un nom d'emprunt. Les Feds le serrent lors d'un arrêt de la circulation. Il n'y a pas de confrontation. « Boobie » révèle aussitôt sa véritable identité.

Déjà branlant, l'empire bâtit à grands coups de AK-47 par « Boobie » vient totalement de s'écrouler. Du coup, son gang explose. Les sentences pleuvent à la façon de cette bourrasque de biftons verts qui célébrait les filles dans un strip-club de Morgan City où « Bo » Brown fut capturé par les poulets en 1998. Enfin, on lui a infligé trois sentences à vie à « Boobie », il en encaissera peut être cinq... Après tout, qu'importe que ce soit 3 ou bien 5. Sans doute que la justice US aime pinailler. Tout dépendra des résultats de l'enquête sur les 100 à 130 prétendus cadavres qui jalonnent ses années de gloire à Miami. L'enquête a également dévoilé qu'il avait corrompu le gratin de la Police de Miami. Bref, une petite routine entretenue depuis des décennies entre flics et drug Lords du sud de la Floride qui aurait tort de s'éteindre.
A son tour, Vonda est arrêtée le 14 novembre 2003. Après six semaines de jugement, elle est convaincue coupable, échappe miraculeusement à la peine de mort, puis envoyée passer 20 ans dans une prison Fédérale. Vu qu'il plaide coupable, ce sera double dose pour l'increvable « Rah-Rah »... Bref, 40 piges, pas plus, pas moins.
A bord de son fauteuil muni de ces roues voilées de l'infortune, « Pookalotta » Brown écope, lui, de 25 ans.

Les précédents épisodes de Mobsters, flambeurs et gangsters du rap-game :

Episode 1 : Kenneth « Supreme » Mc Griffith, l'homme à l'origine des trois balles logées dans la carcasse de 50 Cent
Episode 2 : « Freeway » Ricky Ross, le vrai, celui qui participe à "voler" 18 millions de dollars à Ronald Reagan
Episode 3 : Demetrius "Big Meech" Flenory, fondateur de BMF, alias Blowin Money Fast alias Big Meech Family
Episode 4 : Frank «Black Caesar» Matthews, un mec qui brasse jusqu'à 600.000 dollars par jour au putain de calme
Episode 5 : Rayful Edmond 3, aka "je donne des billets de 100$ aux gosses pour qu'ils s'offrent des Air Jordans"



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