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Les séries qu'on a maté en 2013-2014

Fargo, saison 1

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La série anthologique a le vent en poupe. Une excellente nouvelle : d'une part, on évite les intrigues étirées et distendues sur trop de saisons, et d'autre part, les chaines peuvent se permettre d'offrir des rôles d'envergure à des acteurs qui ne veulent pas forcément s'engager pour plusieurs années. Résultat, on se retrouve avec un Martin Freeman qui affronte un ennemi bien plus dangereux que Smaug : Lorne Malvo. Sans trop en dire pour ne pas spoiler, Lorne Malvo est le tueur à gages le plus [insérer un synonyme de badass] depuis Anton Chigurh (No Country for Old Men), et l'une des principales raisons de considérer cette saison 1 de Fargo comme l'une des plus belles réussites télévisuelles de l'année. Un univers riche et déroutant, une galerie de personnages assez extraordinaire, et un scénario incroyablement bien ficelé : l'esprit des frères Coen hante cette série. Vivement la saison 2. - Genono

Platane, Saison 2

Platane c’est déjà à la base un genre d’OVNI sur la télé française. Eric Judor (tout seul) tentait une première saison très originale sur le thème : Eric Judor raconte sa vraie vie d’après Eric et Ramzy, et fait du cinéma sérieux. Ok, le fil conducteur – le cinéma sérieux – était vraiment, vraiment relou mais l’écriture était vraiment sympa et surtout, surtout, Eric était vraiment excellent en menteur pathétique et loser invétéré. Une vie rêvée bien pourrie dans laquelle il était drôle seulement quand il cherchait à être sérieux. Alors cette saison 2 ? Encore meilleure. Eric a compris que si ça marchait bien seul, ça marchait encore mieux avec Ramzy. Prétexte ? La tour Montparnasse infernale 2. Et ça défonce. L’écriture est encore meilleure, débarrassée des lourdeurs de la saison 1. Reste un Eric encore plus pathétique, Ramzy dans un personnage de célibataire mi connard mi sympa, et des récurrences de la première saison, dont Flex le légendaire beau frère d’Eric. A voir sans hésiter.- Buddy Love

True Detective, saison 1

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Sur True Detective je partais avec des réserves déjà, eu égard à la hype autour du truc qui me faisait dire qu’il devait y avoir de l’enculerie derrière tout ça. Et au premier épisode, la claque. Le rythme, la réalisation,  le jeu d’acteur, tout est juste impeccable. Tout a déjà été dit partout sur cette série excellente. Il faut simplement souligner que l’idée de clore l’histoire à la fin de la saison et de s’arrêter là est une idée de génie. Pas si loin de nous, Prison Break nous avait fait regretter une saison 1 incroyable par un jeu de prolongations qui ont finalement ridiculisé toute l’œuvre. - Buddy Love

La barre est tellement haute, j'ai jamais vu ça à la télévision. J'aurais presque peur de salir un tel chef d'oeuvre en posant des mots dessus, alors je vais me contenter de la fermer. - Genono

Cette série mériterait un article dédié. C’est LA vraie série de cette année, un pur bijou. Même si, j’avoue que j’ai du mal à savoir dans quoi je mettais les pieds lors des deux premiers épisodes, la force du scénario et le jeu des acteurs font mouche immédiatement. L’originalité de cette série est que la saison couvre une seule enquête qui balaye 3 périodes distinctes (1995-2002 et 2014). L’autre bon point de la série, c’est de l’avoir situé dans le Sud des États-Unis, cette zone bien trash et consanguine qui n’est pas sans nous rappeler le Nord de la France. Ce côté White Trash et Country Swag (ndlr : WTF ?!) donne encore plus de noirceur dans l’ambiance de l’enquête. S'il n'y a qu’une série à retenir cette année, c’est bien celle qui nous a offert les 6 minutes les plus classe de la télé. - Mido Ban

Californication, saison 7

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J'ai regardé cette dernière saison de Californication un peu comme si je rendais visite à un vieux copain cancéreux en soins palliatifs : on a bien rigolé ensemble y'a quelques années, mais là, il faut vraiment que ça s'arrête, parce que ça devient dur à vivre pour tout le monde. Pourtant, si on fait fi des ficelles scénaristiques incroyablement subtiles -attention, spoil à venir- et cet ingénieux "tiens, Hank Moody a un fils caché depuis 20 ans !", cette saison 7 est moins catastrophique que ce à quoi on pouvait s'attendre : les dialogues font encore mouche, et le trinôme Hank-Runkle-Marcy fonctionne toujours bien. Avec un peu de chance, on aura même droit à un épisode final honorable. Étant données les conclusions des deux-trois dernières saisons, c'était vraiment pas gagné. - Genono

American Horror Story : Coven (Saison 3)

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Troisième série anthologique de ma liste, American Horror Story semble peu à peu abandonner le genre horreur pure, pour s'aventurer vers une exploration plus large des bizarreries de la culture populaire. La saison 3 s'aventure du côté de la sorcellerie et du vaudou, dans un décor qui ne déplairait pas à notre Jean-Pierre Labarthe préféré : la Louisiane, son bayou, ses marécages, et ses personnalités historiques : Marie Laveau et Marie-Delphine LaLaurie. Après les nazis, les amputations, les viols et les extra-terrestres de la saison 2, il est évident que les banales histoires d'inceste, de sodomie par un minotaure, et de nécrophilie de cette saison 3 me paraissent un peu fades. Une saison sympatoche, mais pas folle, façon "Buffy contre les vampires sous speed, avec un peu de cul". La saison 4 se tiendra dans un cirque ambulant des années 50, avec des nazis et, surtout, avec Michael Chiklis, le Vic MacKey de The Shield. Avec un peu de chance, il jouera un nazi extra-terreste nécrophile. - Genono

The Big Bang Theory, Saison 7

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The Big Bang Theory a réussi une prouesse dramatiquement ratée par sa cousine How I Met your mother : suivre une courbe d’intérêt ascendante. Comprenez : plus le temps passe, plus TBBT devient géniale, les personnages sympas ,et les histoires étoffées. C’est simple : là ou HIMYM s’est perdue au fur et à mesure des années dans des histoires tertiaires dénuées d’intérêt et surtout, dans le meurtre pur et simple de Barney Stinson (les vrais sauront), TBBT a su amener du sang neuf avec de nouveaux personnages. Notamment Amy et Bernadette qui ont réellement apporté une plus value. Amy a permis de mettre Sheldon dans des situations encore plus ubuesques et Bernadette a permis à Howard de quitter sa mère et par le même temps de le placer dans une nouvelle sphère comique. On regrettera la relation Leonard / Penny qui semble au point mort (ses véléités d’actrice … #smh) mais le reste vaut vraiment le coup. Jusqu’ici toute la série reposait sur le génie comique de Sheldon. Il est démultiplié grâce à Amy. Sept ans, c’est le moment fatidique pour une relation. Celle que TBBT entretien avec son public semble définitivement au beau fixe. - Buddy Love

Peaky Blinders, Saison 1

Le genre de série à laquelle tu jettes un oeil uniquement pour le casting : Cillian Murphy, Sam Neil, en attendant Tom Hardy dans la saison 2 ... bordel ! Et au final, 6 épisodes plus tard, tu te rends compte que certes, les performances des acteurs sont superbes, mais qu'en plus la BO, le scénario, les décors, les coupes de cheveux, les ourlets sur les pantalons, le battement des ailes des oiseaux en arrière-plan dans l'épisode 4, la manière dont respire le figurant au fond de l'allée à 38'21 dans l'épisode 2 ... tout est absolument parfait. Bon, ok, y'a une amourette à la con, et deux-trois conneries dont on se serait bien passé, mais frère, Peaky Blinders c'est grand. - Genono

Homeland, Saison 3

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De base cette série est pour moi un modèle du genre. Le genre de série qui repose sur un pitch tenant sur un bout de papier. Si le concept initial peut être original et emballant, il a souvent du mal à passer le cap de la saison 1 (le fameux syndrome Prison Break). Du coup, cette saison reprend sur un rythme bien bâtard, on a du mal à comprendre où la série veut en venir suite à l’attentat survenu à Langley (et la mort de la moitié du casting). Finalement, on replonge rapidement dans les travers de la série manichéenne post-11/09, avec une stratégie ultra-WTF : placer un agent double de la CIA à la tête du régime Iranien. Bref, on reprend plus ou moins la logique de lasaison 2, Brody est un terroriste en cavale, ensuite c’est un agent double, puis un traitre puis un … Bon, t’as compris l'idée, jusqu'à arriver au cliffhanger de la mort qui tue qui te donne envie d’attendre la saison 4 … sauf qu’on ne m’y reprendra pas deux fois. A éviter. - Mido Ban

House of Cards, Saison 2

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House of Cards première saison du nom j’en avais dit du bien déjà ici même. Ca faisait un peu groupie mais c’était vraiment excellent et original. Pour la saison 2 on retrouve Franck encore plus enculé que précédemment. La folie du gars est à la mesure de son ambition, décuplée alors qu’il touche son rêve du bout des doigts. Du coup, même si la série abandonne un peu l’intrigue politicienne qui la rapprochait d’A la maison blanche, elle développe un côté thriller qui lui va à ravir. Au final, même si j’ai regretté certains raccourcis de début de saison, le tout est homogène, passionnant et impossible de lâcher jusqu’à la dernière seconde. Ça promet une superbe saison 3. - Buddy Love

Là, on passe à autre chose : du lourd, de la haute couture, le retour d’House of Cards. Après une première saison tout simplement parfaite, on retrouve Franck Underwood là où on l’a laissé, et sa soif de vengeance semble s’être atténuée avec l’obtention de son poste de Vice-Président. Seulement, il se retrouve rapidement face à un adversaire à sa mesure, en la personne de Raymond Tusk. Cette saison est donc une sorte de lutte entre deux personnes voulant avoir le champ libre pour manipuler le Président. Des coups de putes à tour de bras, des dommages collatéraux, et une fin de saison somptueuse. Bref, la confirmation encore une fois que la série de Netflix s’impose de plus en plus comme un classique avec un Kevin Spacey grandiose. - Mido Ban

La première saison d'House of Cards était tellement grandiose qu'on s'attendait forcément à quelque chose d'aussi monumental pour la suite. Déception. Franck Underwood est toujours un incroyable stratège et un manipulateur né, aucun souci là-dessus. Le reste, en revanche, c'est peau de zob. Entre un Président des Etats-Unis faiblard et naïf, une théorie du complot matrixée qui n'apporte absolument rien à l'intrigue, et une scène ô combien traumatisante pour tout homophobe qui se respecte ... Bref, saison 2 globalement décevante, va falloir arrêter de se laisser griser par le succès et redresser la barre. - Genono

How I Met Your Mother, Saison 9

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J’ai longtemps hésité à ajouter cette série dans cette sélection par pudeur… La pudeur de ne pas mentionner une série que j’aimais bien à ses débuts, et qui est en train de totalement agoniser. Je n’arrive toujours pas à dater à quel moment cette série est réellement partie en couille. En tout cas, les 4 dernières saisons donneraient du crédit à toutes les personnes voulant autoriser l’euthanasie dans ce pays. Pourquoi continuer à la regarder ? Curiosité morbide, peut être. En tout cas, rallonger d’une saison le calvaire n’aura pas été la pire idée des scénaristes … Histoire de rendre encore plus merdique cette saison, ils ont décidé de faire dérouler les 24 épisodes en un seul week-end (le mariage de Barney et Robin). Inutile de dire que la fin de la série est une énorme déception et qu’on a réellement l’impression d’avoir perdu son temps en la regardant. Le pire dans tout ça, c’est que le crime est parfaitement prémédité, car la majorité des scènes finales ont été tournées en 2006 … - Mido Ban

Game of Thrones, Saison 4

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Difficilement pour moi d’avoir un avis objectif sur cette saison, étant lecteur du bouquin. Cette saison correspond au passage le plus marquant de l’œuvre littéraire. Malheureusement quelques libertés prises par les scénaristes me laissent sur ma faim. Même si je n’ai aucun problème avec les modifications en soit je trouve dommage d’avoir coupé des passages (très courts) du bouquin, qui modifient énormément la psychologie des personnages (Tyrion notamment). Cependant la série reste très bonne, même si son succès nous pousse à éviter les réseaux sociaux infestés de fils de putes tous les lundi. La seule grosse déception demeure dans la fin de la saison pour deux raisons : la première, le choix de mettre la bataille du mur en un seul épisode, ce qui la rend moins épique et plus indigeste ; la deuxième, ne pas avoir fini avec l’épilogue du bouquin qui nous faire revenir à la vie un personnage assassiné précédemment … - Mido Ban

Dix épisodes de 55 minutes chacun pour voir l'intrigue avancer d'un demi-pouce de Tyrion. Heureusement qu'il y a eu un viol entre frère et sœur pour sauver un peu les apparences. - Genono



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