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Sons of Anarchy VS Le Rebelle : le match des bikers

Genono évoquait il y a quelques jours les 90’s avec des séries parfois oubliées. Aujourd’hui, revenons sur l’une des plus marquantes, qui reste pourtant assez méconnue.

Motos, cuir, courses-poursuites, armes lourdes, cheveux longs, meurtres, règlements de compte, vous pensez de suite à Sons of Anarchy, et vous avez raison. Mais Jax n’est pas le seul biker célèbre : il fut un temps où la terreur du bitume s’appelait Vincent Black (ou Reno Raines). 1992, NTM n’a pas encore appuyé sur la gâchette, Spike Lee sort Malcolm X, et la télévision américaine voit l’arrivée de la série « Renegade » -qui sera traduit par « Le Rebelle » lors de son arrivée en France-.

Le pitch

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Sons of Anarchy, c’est l’histoire d’un gang de bikers prêts à tout pour faire du biff et pour rester les boss de la street. Ça semble un peu réducteur, mais quand on laisse de côté les nombreuses histoires parallèles et intrigues secondaires qui jalonnent la série, c’est ce que l’on retient.

Le synopsis du Rebelle est un brin plus recherché : un ancien flic (et plutôt un bon) témoigne contre d’autres flics corrompus, le « crime le plus grave »... en gros, Raines est une sorte de Serpico cheap. Ces mêmes flics vont tenter de le tuer, mais c’est la femme qu’il aime (sic) qui va être touchée. Ces flics vont par la suite l’accuser de meurtre, il deviendra donc « un hors la loi à la poursuite de hors la loi ». Car oui, Raines devient chasseur de primes dans le Dakota et change de nom : Vincent Black est né.

1 point pour Le Rebelle, scénario digne d’un Luc Besson en très grande forme.

Le style

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Vincent Black, c’est un jean délavé, un gilet noir en cuir et un torse nu mis en avant. Tout à fait normal dans les années 90, mais autant dire tout de suite qu’aujourd’hui ce look aurait sa place sur un des chariots de la gay-pride.

Gilet en cuir orné de blasons de crew, hoodie ou chemises à carreaux, jean large à la Ice Cube, et sneakers blanches, Jax Teller prend aisément l’avantage.

1 point pour Jax.

Les armes

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Il n’y a pas de match : pendant que les différents gangs de SoA croulent sous un armement de guerre, le Rebelle lui ne dispose que de petits calibres, et parfois d'un fusil à pompe. À noter quand même qu’il compense ce manque d’armement par une maitrise parfaite du karaté, à la manière d’un Texas Walker.

Encore 1 point pour Jax Teller. Nous c’est les armes qu’on aime, pas les low-kick.

La meuf

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Crevons l’abcès tout de suite, Tara Knowles la meuf de Jax n’est clairement pas ouf, plutôt banale même, comparée à la milf Wendy, l’ex de Jax (Drea de Matteo pour les recherches Google).

Alors certes, Vincent Black fait coup double avec Cheyenne Phillips (Kathleen Kinmont) puisqu’il la pécho dans la série mais également dans la vie. Mais là aussi nous ne sommes pas en présence de Miss monde, on a connu blonde bien plus plantureuse. Puis un prénom d’indienne avec une tête de suédoise, ça ne tient pas.

Match nul.

Le crew

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Un biker qui fait équipe avec un sioux, Bobby Sixxkiller (double-sic), ça pourrait résumer les Village People. Alors évidemment, face à un gang de motards enragés et surarmés, le combat est totalement déséquilibré.

Victoire par ko, 1 point pour Jax Teller.

L'action

Deux séries à l'américaine, des courses-poursuites en moto, en caisse, en bateau, toutes ponctuées de fights à l'arme lourde, avec otages et carambolages. Idem pour les fusillades, ça tire dans tous les sens pour renforcer ce sentiment d'action pure et dure. Si les mecs payaient vraiment les balles, il est évident qu'ils apprendraient à viser, mais nous sommes aux States donc tirer 8 balles quand il n'en faut qu'une, c'est tout à fait normal et habituel.

Match nul.

L’émotion

Encore une fois, un sujet traité "à l'américaine" : le rapport à la mort. Dans SoA, Jax trouve la paix et la sérénité sur la tombe de son père, où il passe son temps à écrire. Vincent Black, lui, se recueille très souvent sur la tombe de son ex-femme, le genre de scène forte en émotion toujours intéressante à placer au moment propice.

Match nul, l'émotion est là (même si c'est toujours un peu trop forcé).

La réalisation

Deux écoles. D'un côté, Le Rebelle est l'exemple parfait de la série des années 90, avec une mise en scène bateau, des acteurs qui surjouent, des cliffhanger qui dépassent le cliché et, fatalement, aucune surprise quant au déroulement des épisodes.

De l'autre, SoA se démarque complètement de son prédécesseur, en prenant exemple sur les séries des années 2000 type 24, The Shield ou Lost. La série, sans être révolutionnaire, s'efforce à se rendre addictive, au moyen de multiples rebondissements et cliffhangers.

1 point pour SoA, sans aucune contestation possible

Conclusion

Victoire pour SoA, mais l’essentiel est ailleurs : j’espère vous avoir clairement coupé l'envie de regarder un jour Le Rebelle, à moins que ce ne soit en dernier recours, à la place d'un The Voice ou autre Danse avec les Stars. Par contre, si vous avez beaucoup de temps devant vous, lancez vous dans SoA. Vous ne serez pas déçus.

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